Historique de l'Association

L'Association des Lepage d'Amérique a été fondée provisoirement le 25 novembre 1995 et incorporée le 7 décembre 1995 dans le cadre des préparatifs pour souligner le 300e anniversaire de l'arrivée de René Lepage à Rimouski en 1696.

En effet, c'est à la demande de la Ville de Rimouski, pour célébrer le tricentenaire de Rimouski, que des familles-souches ont organisé des rassemblements de famille tout au long de l'été 1996. Puisque la famille Lepage est une famille fondatrice de Rimouski, un comité organisateur a été formé pour la tenue d'une pareille activité. C'est ainsi que le 5 mars 1996 s'est tenue l'assemblée générale de fondation de l'Association des Lepage d'Amérique.

Objectifs de l'Association

Une association de famille doit avoir comme objectifs de répertorier tous les membres et d'en reconstituer l'historique dans un esprit d'ouverture et d'amitié, de tolérance et de respect mutuel.

Et comme association de famille et généalogie vont de pair, nous invitons donc tous ceux et celles qui portent le patronyme Lepage à nous faire parvenir leur fiche de famille afin d'enrichir notre base de données.

Armoiries des familles Lepage

Les nouvelles armoiries enregistrées au nom de l’Association des Lepage d’Amérique inc. auprès de l’Office de la propriété intellectuelle du Canada en avril dernier ont été dévoilées lors de l’assemblée générale tenue le 2 juillet 2011 à Rimouski, soit dans le cadre du 15e anniversaire de l’Association. À la demande du conseil d’administration, la présentation a été faite par Jean-François Lepage (membre 0336), fils de Firmin.

 

Le dessin des armoiries utilisé par l’Association depuis 1996 était la propriété de la Maison des Noms d’Ottawa. Pour faire enregistrer nos armoiries au nom de l’Association des Lepage d’Amérique inc. afin de les rendre officielles, un nouveau dessin devait être produit. Afin de garder une continuité dans l’apparence des armoiries, plusieurs modifications ont été apportées au dessin fourni par la Maison des Noms et des corrections héraldiques devaient aussi être apportées. Les armoiries dévoilées sont l’aboutissement d’un long travail de recherche et d’art héraldique.

 

Petit glossaire

Armoiries : bouclier avec les ornements intérieurs et extérieurs

Écu ou blason : bouclier avec les ornements intérieurs seulement

Blasonnement : transposition en langage héraldique sous forme écrite du dessin des armoiries

 

Les armoiries sont un symbole de rassemblement puissant et les membres des conseils d’administration précédents en ont toujours été très conscients. Dès les débuts de l’Association en 1996, la première présidente, madame Jacqueline Lepage, et ses collègues ont entrepris des démarches pour illustrer par une armoirie ce nouveau regroupement familial. Ils ont obtenus de très bonnes informations auprès de la Maison des Noms à Ottawa et en ont tiré les illustrations utilisées depuis. Nous avons toujours un symbole fort pour les Lepage, l’aigle.

 

On fait souvent l’erreur de penser que des armoiries sont une exclusivité de la royauté ou la noblesse. C’est totalement faux. En fait, le but premier d’un écu est d’être un signe de reconnaissance clair et fort, ainsi qu’un symbole des valeurs que l’on veut atteindre.

 

Au Moyen-Âge, l’époque où ils sont apparus, les blasons permettaient de reconnaître les combattants sur les champs de bataille. Entourés de centaines de chevaliers en armure méconnaissables, il fallait éviter de taper sur le cousin ou le voisin! Puis, vers les années 1300 et un peu plus tard, les corporations de métiers, forgerons, tapissiers, marchands ou bourgeois se sont dotés de blasons pour se faire connaître et montrer leur appartenance. Ce n’est que beaucoup plus tard, vers l’époque moderne, on parle ici du temps du temps du début de la colonisation de la Nouvelle-France, que les Royaumes d’Europe y ont trouvé une façon de taxer les aristocrates qui voulaient toujours être bien vus de la Cour. On devait payer pour avoir un blason.

 

Les spécialistes de l’héraldique ou de l’art des blasons vous le diront : « Rien n’empêche à quiconque d’avoir un blason ». Il existe cependant quelques règles à respecter pour qu’un blason soit jugé valable, dont la première : « Ne jamais usurper les armoiries d’un autre ».

 

Les nouvelles armoiries ne sont donc pas celles de René Lepage de Sainte-Claire, premier Seigneur de Rimouski, comme on serait porté à le croire, pour celles et ceux qui les connaissent. Elles sont vraiment originales. La différence principale étant au niveau des serres de l’aigle qui n’ont pas ici d’éperons, contrairement au blason de René. Pourquoi? Pour deux raisons. La première est pour éviter une usurpation. Le blason du Seigneur-fondateur de Rimouski a été concédé en bonne et due forme par Louis de Buade de Frontenac, au nom du Roi de France, à René et ses descendants. Il ne pourrait malheureusement pas être utilisé par d’autres branches Lepage, de d’autres régions d’Amérique ou d’Europe.

 

La deuxième raison est une volonté d’être inclusif. Ces armoiries veulent regrouper toutes les branches Lepage d’Amérique sous un seul blason. Vous pouvez donc être fiers de les afficher et de vous les approprier! L’Association veut d’ailleurs vous fournir le maximum d’appui en ce sens!

 

L’aigle a été conservé comme emblème car il semble que l’aigle ait été le principal emblème utilisé par au moins trois branches de familles Lepage de France, des États-Unis et du Canada.

 

Mais des armoiries ne sauraient être complètes sans son blasonnement. Qu’est-ce que c’est? Le blasonnement est simplement la description détaillée et écrite des armoiries, dans une syntaxe et un vocabulaire héraldique, qui permet de s’assurer d’être capable d’en reproduire le dessin par un artiste. Vous vous en doutez, quand les Royaumes européens ont décrétés les taxes sur les blasons, les magistrats chargés de colliger les armoiries n’étaient pas tous des champions en peinture ou en gravure! On écrivait donc le blasonnement, plutôt que de produire l’illustration, dans les armoriaux de l’époque, les registres du moment.

 

Le blasonnement de nos armoiries se lit donc comme suit :

 

« D’argent à l’aigle de sable, armée, languée et becquée de gueules,

(écu argent ou blanc, aigle noir, serres, langue et bec rouge)

 

Le tout surmonté d’un heaume d’argent, cloué et orné de gueules et d’or,

(casque argent avec clous et rubans rouge et or)

 

Cimé d’un lion issant de gueules tourné à dextre,

(casque chapeauté d’un lion à moitié levé et tourné vers la droite du porteur de l’écu)

 

Et accompagné d’un lambrequin d’azur et d’or. »

(lambrequin bleu et or)

 

Le cri : « Association des Lepage d’Amérique inc»

La devise : « Labore, Justitia »

(Travail et Justice)

 

Armoiries de l'association des Lepage d'Amérique, Inc.

Armoiries Lepage d'Amérique.jpg

 

 

Voici donc vos armoiries, chers cousins et cousines et longue vie aux Lepage!

 

Histoire des Lepage en Amérique du Nord
( texte de Hélène-Andrée Bizier )

Avant de désigner des familles entières, le nom de Lepage aurait été attribué d'abord à des enfants placés auprès des nobles, mais ce nom signifierait également enfant, bourg ou village. Quelques Français portant ce patronyme sont venus s'établir en Nouvelle-France au XVIIe et au XVIIIe siècle. Barthélémy était Normand, Blaise l'était aussi. François-Joseph venait de Picardie, François-Pierre du Limousin et Jacques de l'Angoumois. Les premiers à être venus s'établir ici sont Constance, Louis et Germain. Les deux hommes viennent en Nouvelle-France en éclaireurs. Nés dans la région de Courson-les-Carrières, dans le bourg d'Ouanne, ils sont les fils d'Étienne et Nicole Berthelot. Louis et Germain ont sensiblement le même âge, les recensements de 1666, 1667 et 1681 les faisant naître vers 1640.

Aucun contrat d'engagement ne nous permet de fixer avec certitude la date de leur arrivée dans la colonie. On pense généralement qu'ils débarquent à Québec, vers 1661, à titre d'engagés, pour une période de trente-six mois. Le seul élément qui nous incite à le croire est un document du jeudi 24 janvier 1664 où il est dit qu'à la suite d'une plainte formulée par Charles LeGardeur on devait chercher et emprisonner « le nommé Louis le Page son serviteur domestique (qui) au préjudice des ordonnances (...) avait sans aucun congé quitté son service s'étant retiré en la Côte et Seigneurie de Beaupré ». Voilà un homme qui a passé suffisamment de temps ici pour rêver de n'être le serviteur de personne! Cette évasion a des conséquences que nous ne connaissons malheureusement pas, mais il est certain qu'en juillet de la même année, l'engagement des deux frères est terminé. Le 9, Marie-Barbe de Boullogne, épouse de Louis d'Ailleboust, leur concède quelques arpents à prendre dans la seigneurie d'Argentenay, dans la paroisse de Sainte-Famille.

En 1666, cette terre est déjà divisée entre les deux hommes qui figurent séparément au recensement. L'année suivante, ils partagent la même maison et, déjà, quinze arpents ont été mis « en valeur ». Cette terre commune fera l'objet d'une division officielle, le 24 octobre 1672. On peut s'interroger sur les motifs de cette transaction survenant entre les deux hommes très liés qui prouveront, tout au long des années, que l'harmonie existait entre eux. Mais ce geste leur est imposé par l'arrivée de parents. Le 24 août 1667, devant le notaire Pierre Duquet, Sébastienne Loignon ou Aloignon, fille de Pierre et Marie Roussin, de la paroisse Sainte-Famille, avait promis à Louis Lepage de l'épouser. Elle avait tenu parole et deux enfants, Étienne et Marie-Madeleine étaient venus peupler leur petite maison. On sait maintenant, grâce aux compilations du Répertoire des actes de baptême, mariage, sépulture (...) publié par l'Université de Montréal, qu'au mois d'octobre 1672, d'autres Lepage étaient arrivés de France. En effet, le 27 février 1673, René, Constance et Étienne Lepage sont présents au baptême de Constance Duchesne, née le 12, fille de Pierre et Catherine Rivet. Qui sont ces nouveaux venus si vite intégrés à la petite communauté paroissiale? Constance est la soeur de Louis et Germain. Étienne, dont le nom apparaît pour la seule et unique fois aux registres de cette paroisse, serait peut-être le père de ces trois pionniers. Quant à René, il est le fils de Germain. On a beaucoup douté de la présence au pays de la femme de Germain Lepage. Il est vérifié maintenant qu'elle est arrivée en même temps que les autres membres de la famille Lepage, les registres parlant d'elle sous les noms de Reine, Irène ou Renée Lori, Lory, Lauri et Laury. Elle agit comme marraine à plusieurs baptêmes, donnant ses prénoms à ses nièces Renée Lepage et Reine Guérinet ou Garnier, à Reine Meneux, à Renée Loignon, à Reine Mesnil et à Reine Deblois. Constance Lepage épouse François Garnier à Sainte-Famille, le 5 février 1674. Elle aura six enfants, cinq filles et un fils. Elle est décédée à l'âge de 40 ans, à la mi-août 1688, à Saint-François de l'Île d'Orléans.

En 1673, une fois la famille réunie sur la terre concédée en 1664, terre sur laquelle on ne trouve qu'un « corps de maison », les Lepage la vendent pour 415 livres, aux Hospitalières. Toutefois, ce n'est pas avant 1677 que le clan se déplace à Saint-François. Germain, sa femme et leur fils René; Constance, son mari et leurs deux filles; Louis, sa femme et leurs quatre enfants déménagent. Le recensement de 1681 nous montre ces trois familles développant chacune leur patrimoine. François Garnier et Constance Lepage sont voisins de la famille de Louis. Ils possèdent alors quatre bêtes à cornes et sept arpents de terre ont été défrichés. Louis Lepage, plus prospère, possède onze bêtes à cornes et douze arpents de terre ont été mis en valeur. Quant à Germain Lepage et à Reine Lory, douze bêtes à cornes et cinquante arpents de terre défrichée font leur richesse et celle de leur unique héritier, René.

Louis Lepage et Sébastienne Loignon donneront la vie à au moins quatorze enfants qui feront alliance avec les Théberge, Marquis, Béchard, Racine, Fournier, Turcot, Charest, Fontaine, Beaudoin, Pépin, Gagnon, Bilodeau, Damien et La Grapht.

Sébastienne Loignon était inhumée à Saint-François de Sales de l'Île d'Orléans, le 3 décembre 1702; Louis la suivait le 27 novembre 1710. Leur descendance, nombreuse, a pris racine sur l'Île d'Orléans. Reine Lory disparaît des registres entre 1691 et 1696 et on présume que Germain était veuf lorsqu'il a suivi son fils René à Rimouski. René appartient à la petite histoire de cette ville dont il a été le premier seigneur. Par les nombreux enfants issus de son mariage avec Marie-Madeleine Gagnon, il est l'ancêtre d'une importante branche de l'arbre de la famille Lepage. Germain est mort « en odeur de suavité », le 26 février 1723. On lui donnait alors cent un ans, ce que contredisent les recensements qui ne lui en concèdent, au plus, que quatre-vingt-trois.

Hélène-Andrée Bizier
Source :Nos grandes familles
Nos racines, l'histoire vivante des Québécois

Immigration française en Nouvelle-France

LEPAGE, Etienne, m. Nicole Berthelot, originaire de Notre Dame de Ouanne, Auxerre, Yonne, France 1672

LEPAGE, Germain ( fils de Etienne et Nicole Berthelot). m. Reine Loury (ou Lory),originaire de Notre Dame de Ouanne, 1661.

LEPAGE de SAINTE-CLAIRE, René ( fils de Germain et Reine Loury). m. Madeleine Gagnon, originaire de Ouanne. Auxerre, Yonne. 1672

LEPAGE, Louis dit Loup ( fils de Etienne et Nicole Berthelot). m. Sébastienne Loignon, originaire de Notre Dame d'Ouanne, Auxerre, Yonne.1661.

LEPAGE, Constance ( fille de Etienne et Nicole Berthelot), fille du Roi. m. François Garinet, originaire de Notre Dame d'Ouanne, Auxerre, Yonne.1672

LEPAGE, Blaise (fils de Louis et Catherine Bourget). m. Marie Loup dit Polonais, originaire de Thil-Riberpré (Le), Seine-Maritime.

LEPAGE, Gaspard (fils de François et Antoinette Marigné) . m. Madeleine Gauthier/Landreville. originaire de St-Alban-Leysse, Chamberry, Savoie.

LEPAGE, Jacques. Originaire de Tours (diocèse), Indre-et-Loire. m. Madeleine David. Soldat dans le régiment de Carignan. Il s'installe en Nouvelle-Angleterre après son licenciement (Manhattan, Etats-Unis, NY, New York). Il revient à Montréal en 1699.

LEPAGE, Jacques (fils deJacques et M.-Louise Giffard, m. M.-Françoise Rose, originaire de Villebois-Lavalette, Charente.

LEPAGE, Jacques. m. Marie-Louise Giffard. Huguenot, France.

LEPAGE, Jeanne-Marguerite. m. Simon Gilbert. Perth Amboy, États-Unis, NJ, Middlesex.

LEPAGE, Marie (fille de Jacques et Madeleine David). m. François Beauceron. New York, Etats-Unis, NY, New York.

LEPAGE, Marie-Rogère (fille de Sieur René et Catherine de Milot); fille du Roi. m(1) Paul Bellefontaine; (2) Roch Thoéry sieur de l'Ormeau; (3) Jean-Baptiste Peuvret du Menu. Clamecy (St-Martin), Nièvre..

LEPAGE, Pierre. Condé-sur-Noireau, Calvados..

LEPAGE, Suzanne. New York (église protestante). États-Unis, NY, New York.

LEPAGE dit BEAUSOLEIL , François-Joseph. Guise (St-Pierre), Aisne.

LEPAGE Barthélémi, dit Jean-Mathieu, m. Thérèse-Angélique Lefebvre, originaire de St-Germain-d'Aunay (Notre-Dame), Lisieux, France

LEPAGE, Jean, né en 1642, originaire de Bretagne. Soldat d'une compagnie de détachement des troupes de la marine. Il est hospitalisé à l'Hôtel-Dien de Québec le 9 novembre1698 pour une période de 2 jours.

LEPAGE, Michel, né en 1724, originaire de Nantes, matelot, il est hospitalisé à l'Hôtel-Dieu de Québec le 29 juillet 1750 pour une période de 3 jours.

LEPAGE DU LESCOAT, Jean-Gabriel-Marie, originaire de bourg de Lehon, canton de Dinan. A sa sépulture, il est mentionné être originaire du diocèse de Saint-Pol-de-Léon, Finistère, Bretagne. Il entre ches les Sulpiciens en 1709. De 1719 à 1725, il est attaché à la cure de la paroisse Notre-Dame de Montréal, puis devient curé en 1725. Il décède le 7 février 1733

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