La région de Lanaudière est probablement une de celles qui gardent le plus de souvenirs tangibles de cette présence acadienne et ce jusqu’aujourd’hui.
On retrouve parmi la population une grande fierté du fait d’être d’origine acadienne et de nombreuses personnes conservent des reliques des premiers ancêtres acadiens, arrivés dans la région.
De retour de leur exil à Boston, les Acadiens seront accueillis dans Lanaudière par les seigneurs de Saint-Sulpice, au "Portage" (l’Assomption).
Rapidement ils s’installent à "l’Achigan" (l’Épiphanie), à Saint-Sulpice et surtout à Saint-Jacques. Ils seront les fondateurs de cette paroisse qui portera successivement les noms de "Nouvelle- Acadie", "Saint-Jacques-de-la-Nouvelle-Acadie", Saint-Jacques-de-l’Achigan et finalement Saint-Jacques-de-Montcalm.
On retrouve aujourd’hui à Saint-Jacques de nombreux patronymes acadiens tels que les Gaudet, Thériault, Mireault, Bourgeois, Lord et Landry.
Une troupe de danse folklorique rappelle également ses origines par son nom : Les Petits Pas Jacadiens.
Lanaudière possède ainsi une colonie acadienne qui s’illustra, entre autres, par le travail artisanal de certaines familles spécialisées dans la confection de la fameuse ceinture fléchée, dite de l’Assomption, aux motifs éclairs et flammes.
Un motif porte d’ailleurs le nom d’"Acadienne".
On retient comme artisane, surtout les noms d’ Élisabeth Mireault de Sainte-Marie-Salomée, Marie Forest, Domitille Mireault et Marie Gaudet (Madame Odilon Vigneault).
Texte extrait de l’Aboiteau, printemps-été 2005,vol. XII, no 2 - Bulletin de la Fédération acadienne du Québec
Les THÉRIAULT de la région de Joliette sont des descendants de Jehan Terriau (père) et son fils Germain. Il faut rappeler que la famille acadienne Thériault ne comporte que 2 lignées : CLAUDE et GERMAIN.
Les Thériault ont vécu 120 ans en Nouvelle-Écosse (Acadie) soit 4 générations : Jehan –Germain - Germain et Charles.
On retrouve aussi des descendants de GERMAIN aux Îles-de-la-Madeleine, à la Baie-des-Chaleurs, à Montréal, Québec, au Nouveau-Brunswick et en Louisiane. La menace de la Déportation a fait fuir, en 1750, 900 Acadiens de Cobéquid (Truro) vers l’Île-du-Prince-Édouard, appelée Île St-Jean. Charles, son épouse Angélique Douaron et leurs dix enfants étaient du nombre. Puis les Anglais les ont rejoint dans cette Île en 1758 et les ont forcés à monter sur des navires qui les déporteront en Bretagne (France). Charles & 700 Acadiens périrent en mer, car 3 navires ont fait naufrage.
Les Thériault de Lanaudière sont des descendants de Jean, fils de Charles, avec ses 3 fils : Jean, Charles et François. Jean n’a pu oublier l’Amérique et il est venu s’installer en Nouvelle-France, soit à St-Jacques .
Voici des photos de l’église St-Jacques, reconstruite en 1918 et un monument du cimetière paroissial.
photos prises par Murielle Thériault (2005)
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Voici la lignée de cette famille : Jehan – Germain – Germain – Charles – Jean – Charles – Joseph – Aldéric.
De superbes photos ont été remises par Louis Guy Gauthier, fils d’Irène Thériault (1906-1972), à Ginette Soulières-Loiselle, petite-fille de Parmélia Thériault.
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Ce texte décrit la vie héroïque de ses ancêtres pionniers acadiens.
Le texte a été repéré par Sylvain Gaudet, dans un Bulletin de la Société de généalogie de Lanaudière: Nos Sources Vol. 16 - no 4 - décembre 1996
Après autorisation de la famille (Fonds Laurette Thériault-Hétu et Roger Martel), Murielle Thériault et Réjean Devin ont préparé ce texte pour le Site des Familles Thériault d’Amérique.
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Notes traditionnelles de Jean Thériault, né en 1737
(texte: Frère Prosper Thériault
c.s.v. (1833-1913) frère d'Aimé Thériault)Né en Acadie près de Louisbourg, Jean Terriau avait deux frères et cinq soeurs. A l'époque de la dispersion des Acadiens par les Anglais, Jean avait 15 ans et son frère Honoré en avait 17. Ils furent séparés du reste de la famille. Jamais ils n'entendirent parler depuis de leurs soeurs, ni de leurs frères, ni de leurs père et mère.
Le vaisseau qui les déportait avec un grand nombre d'autres compatriotes se dirigeait vers Boston, c'était apparemment le lieu de leur exil, mais les Bostonnais refusèrent énergiquement de laisser débarquer chez eux cette cargaison vivante, on ne sait au juste la raison de ce refus; ce fut probablement à cause de la terreur qu'inspirait les Acadiens dont le nom était synonyme de bravoure, dont la foi était catholique et dont l'attachement passionné à la France n'offrait aucune sécurité aux colons Anglais de cette partie de la Nouvelle-Angleterre. Pour une raison ou pour une autre, la déportation de groupe d'infortunés Acadiens fut définitivement faite sur les côtes de la France.
Jean Terriau et son frère Honoré traversèrent la France et entrèrent au service d'un Baron Leblanc, qui vivait près de Lyon. Ils vécurent au service de ce Seigneur pendant 17 ans.
Jean (notre grand-père) ayant épousé clandestinement la fille du Baron Leblanc, perdit l'affection de son maître qui le bannit de ses terres avec son épouse et l'enfant que le ciel venait de leur donner. C'est alors qu'il vint s'établir au Canada, accompagné de son frère Honoré, également marié et également père d'un enfant.
C'est au Havre que les deux frères s'embarquèrent pour le Canada. Un incident de voyage trouve sa place ici. Sur le point d'entrer dans l'embarcation qui devait les conduire à bord du vaisseau, ma grand-mère ressentit une telle douleur de quitter la France et sa famille, qu'elle refusa de poursuivre. Prière, instance, rien ne put fléchir sa résistance. Mon grand-père espérant sans doute déterminer une généreuse résolution, s'empara de son enfant et s'embarqua, abandonnant son épouse sur la rive.
Ce fait eu plus d'effet que l'on désirait. Se voyant seule, délaissée, elle devint folle de douleur. La jeune mère se précipite dans les flots, était-ce dans l'espérance d'être recueillie par celui qui l'abandonnait ou sous l'inconcevable intention de s'y noyer? La foi ardente de cette femme ne permet pas de s'arrêter qu'à la première de ces pensées.
Jean Terriau recueillit sa malheureuse épouse, s'embarqua et, quelques semaines plus tard, Jean et Honoré Terriau étaient fixés avec leur enfant désormais heureux à StJacques de l'Achigan. Ils arrivèrent au Canada vers 1774.
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