
d'Amérique inc.

David et le trophée Serge Turenne David et la signature des autographes
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DAVID PILON, un grand Jockey à 25 ans
Lorsque notre président François m’a demandé de « couvrir » l’événement honorant David à l’Hippodrome de Montréal ( Blue Bonnet ), milieu tout a fait inconnu de ma part, je ne me doutais pas des rencontres que je ferais. C’était début avril. Rendu là, je suis resté quelques moments dans ma voiture, dans le stationnement, à consulter le programme officiel, pour savoir un peu qui était ce fameux David Pilon, que j’allais rencontrer au moment des autographes, avec un peu de chance. Une belle photo de David faisait la page frontispice de la revue officielle et un intérieur des plus élogieux avec photos lui étaient consacrés. Le journal de Montréal lui avait également consacré une photo durant toute la semaine, appuyé d’un texte. Homme prévoyant, j’étais là une heure quart plus tôt. Un champion de courses sous harnais ce n’est pas courant pour moi! Il s’agit des courses où le conducteur (jockey) est assis derrière le cheval, sur deux roues (un sulky).
Comme il arrive souvent, le hasard fait bien les choses. En entrant dans l’hippodrome, j’ai entendu une personne du groupe qui me précédait dire : «David va être content… ». Je n’ai pu m’empêcher de demander : « Êtes vous des Pilon? Connaissez vous David? ». On me répondit « Oui nous sommes sa famille » et les présentations se font. Des gens absolument sympathiques; Les parents, tantes, frère, grand-mère …. De vrais Pilon, chaleureux et d’une simplicité toute campagnarde. On m’invite à me joindre à eux « si vous demeurez avec nous vous serez certain de le rencontrer, il dînera avec nous » me dit Marcel, le père de David. Ah, choyé en plus me dis- je, je n’allais pas dire non. Un repas entre Pilon, de la lignée de Jean – Baptiste; j’étais dans la potion magique ! Rappelons que Jean-Baptiste est le premier Pilon arrivé en Nouvelle-France, avant Antoine mais dont la descendance est moins nombreuse.
Durant le repas, le directeur de l‘hippodrome, qui pilote David « le champion » cette journée-là, nous informe que David sera avec nous sous peu. Puis, il arrive rayonnant et fier de lui et de sa famille, on sent l’adrénaline chez lui, il a 20 minutes pour dîner! Regard franc, discours direct et bien dosé, tout respire la santé. Il se prête à mes photos, répond à quelques questions et il repart pour les autographes. Ce n’est pas le moment de palabrer. Assis entre M.Chabot, son oncle, et Marcel, son père, j’écoute et ils se racontent. Marcel parle de son métier de cultivateur, qu’il a laissé maintenant, et de ses ancêtres qui étaient aussi des cultivateurs. Ils étaient tous de la région. Je l’informe qu’il est probablement descendant de Jean-Baptiste, et que je lui confirmerai l’information.
Il poursuit :« J’avais un poney de course et David s’amusait avec lui; puis, un voisin avait un trotteur, David y était régulièrement. Je crois que ce fut un début. » Je risque une question; Pourquoi aime-t-il ça autant? « Avec David, il faut que ça roule et il est dur à son corps, ne se plaint jamais. A Berthier il jouait au hockey et toujours dans les deux lettres (comprendre équipes de compétition), il encaissait et avait du nerf. Son équipe a gagné la coupe Chrysler au niveau Atome et la coupe du président à Midget». À ses débuts scolaires, son prof. d’éducation physique me confie : « Lorsque je tenais les enfants pour ne pas qu’ils tombent, lui je le tenais pour qu’il ne se sauve pas!» et Lise, sa mère, d’ajouter : « sur la route aussi il est très rapide avec son auto, je dois lui rappeler souvent ». Son frère travaille à Laval et n’a aucun intérêt pour les chevaux. Il voit sa carrière autrement mais est fier des succès de son frère. Et son cheminement, dis-je à son père? : « Il a été palefrenier 2 ans puis entraîneur 3 ans, tous les jours il doit entraîner des chevaux chez un propriétaire. Puis des proprios lui demandent de conduire des courses à Montréal, Trois-Rivières, Québec, Aylmer. N’étant pas issu d’une famille du milieu, c’est très difficile pour lui; il doit saisir les occasions et obtenir des résultats ». Que voulez-vous dire? M. Chabot reprend: « Il prend des chevaux de la 9e place et il les rentre dans les quatre premiers. Il a une grande connaissance du cheval. De plus, il est très à l’écoute des commentaires des autres conducteurs et il est un bon stratège. Il ajuste toujours sa stratégie au cheval qu’il conduit. Il se fait un nom ».
Je me risque : A-t-il eu un accident? « Oui, il y a 1 mois environ, il a de la difficulté avec un genou mais il n’en parle pas beaucoup ». Est-ce un métier dangereux? « Oui! me confie son père. Serge Turenne, grand ami de David, est décédé sur la piste en 2001 et David était à ses côtés. . Moi aussi d’ailleurs. Ce fut un grand moment de décision de sa carrière. David ne parlait pas. Je lui ai rappelé délicatement qu’il s’agissait d’un métier à grands risques et que peut être….David songeur n’a dit un mot. Le lendemain soir, il coursait à Ottawa! Curieusement, c’est le trophée Serge Turenne, accordé à la meilleure relève de l’année que David a remporté en 2003 ».
Une présentation officielle par les autorités de l’hippodrome a été faite au public après la 3e course (David coursait à la 4e). Il fut présenté au public par le directeur qui l’a décrit avec des termes fort élogieux : « Un jeune homme très fier, persévérant, tenace et convivial, doté d’un sens inné de ce sport. Avec sa personnalité, nous sommes certains qu’il sera un excellent représentant. David est l’ami et est aimé de tous. Il mérite pleinement ses succès…. ».
Je risque une dernière question : Ne croyez-vous pas qu’à l’instar d’autres grands jockeys, il se retrouvera aux États-Unis, où les bourses sont supérieures? Cette fois, ce fut la maman qui a réagi spontanément : « J’aimerais qu’il reste ici, au Québec! ».
Quelques mots sur ce sport
Pour nous tous, quelque soit notre âge, le cheval demeure un noble animal. Jadis d’une incroyable utilité pour les travaux durs, sa principale vocation est maintenant axée vers les loisirs. L’éducation du cheval, ses aptitudes physiques et mentales sont des facteurs importants à considérer pour pratiquer un sport en sécurité. De la simple ballade au cheval de trait à la compétition de haut niveau, le choix du cheval, sa race etc. ainsi que l’équipement approprié sont de première importance.
Les chevaux de courses sous harnais descendent directement des Pur-Sang, plus précisément de Messenger. Des croisements avec d’autres sangs ont produit une race à part, le Standerbred, dont le premier rejeton en 1949 fut Hambletonian. Le « trot » est naturel pour le Standerbred alors que l’allure « amble » lui est en quelque sorte imposée par le port d’un équipement spécialisé. Les chevaux, attachés à un Sulky avec des harnais, coursent dès l’âge de deux ans pour des bourses importantes. Au Québec, 4 pistes de calibre A présentent ce type de course : Aylmer, Montréal, Trois-Rivières et Québec. Les chevaux sont entraînés à courir une distance de un mille. Celui qui obtient le meilleur temps pour franchir cette distance est déclaré vainqueur. L’importance des paris et la cote du cheval déterminent les sommes versées aux parieurs.
C’est dans ce type de course que David obtient du succès, assis inconfortablement sur son sulky (!voiture très légère, sans caisse, à deux roues, utilisée dans les courses de trot amblé)!
Voici des extraits du Journal de Montréal le 4 avril 2004, par Gilles Vachet.
La révélation de l’année 2003, David Pilon âgé de 25 ans seulement, s’est vu décerner le Trophée Serge Turenne lors du dernier gala de l’Association du Trot et Amble du Québec, en janvier. « C’est ma 3e année chez les professionnels et ça va très bien. C’est en faisant un stage scolaire d’une semaine à l’écurie de l’entraîneur Paulo Jutras, à Berthier, que j’ai découvert les chevaux de course et que j’ai eu la piqûre. Je devais avoir 13 ou 14 ans et là, j’ai su ce que j’allais faire de ma vie. »
Après une belle carrière chez les amateurs, il a débuté chez les pros il y a 3 ans. En décembre 2002, il a réalisé son premier tour du chapeau à l’Hippodrome de Trois-Rivières : « J’ai ressenti une belle sensation a avoué David. Depuis, j’en ai réussi trois ou quatre. Ils m’ont procuré d’agréables moments ».
Employé chez Tourigny
Actuellement, il entraîne les chevaux de Léo Tourigny à St-Grégoire six jours semaines, de 6h30 à 14h00. « Je n’ai vraiment pas le temps de m’ennuyer puisque je conduis aussi à Montréal, Québec et Trois-Rivières. Ma camionnette en prend un dur coup! Cette année, j’espère bien atteindre le plateau des 100 victoires pour la première fois de ma carrière; c’est mon objectif.
En 2003, il a remporté 63 victoires sur 707 départs, pour des gains de 246,637$.
En conclusion, je ne peux que réitérer ce que les champions disent souvent : Si tu as une passion et une force de caractère, alors tu réussiras! La preuve se fait encore.
J’espère vous avoir fait connaître non seulement le héros, mais aussi la famille qui l’entoure.
Je la remercie de sa générosité.
Lignée généalogique de DAVID PILON
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Jean-Baptiste Pilon |
Marie Roussel |
Paris, France |
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Jean-Baptiste Pilon dit Lafortune |
Élizabeth Bertault |
Repentigny, 1/03/1688 |
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Mathurin Antoine Pilon dit Lafortune |
Charlotte Laniel Desrosiers |
Berthier, 20/01/1726 |
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Joseph Pilon |
M. Anne Fortin |
Lanoraie, 5/10/1761 |
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Joseph Pilon |
Marie Louise Riel L’Irlande |
Lavaltrie, 2/05/1786 |
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Jean-Baptiste Pilon |
Françoise Hénault Delorme |
Berthier, 11/01/1819 |
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Olivier Pilon |
Léocadie Lefebvre |
Berthier, 28/01/1845 |
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Onésime Pilon |
Élizabeth Goyette |
St-Thomas, 22/07/1879 |
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Philippe Louis Pilon |
Régina Roch |
St-Norbert, 1/04/1913 |
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Jean René Pilon |
Fleurette Plouffe |
St-Norbert, 18/06/1949 |
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Marcel Arthur Pierre Pilon |
Lise G. Hénault |
Berthier, 6/09/1975 |
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David Pilon |
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Sources : La famille Pilon, Le Programme de l’Hippodrome de Montréal, Journal de Montréal, Internet.
Textes, photos et généalogie par Yves Pilon (#318)
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