LES TROIS SOUCHES DE NORMAND



De Jean Le Normand
et d’Anne Le Laboureur


La première, la plus ancienne et la plus nombreuse souche, est celle qui a pour ancêtres, Jean Le Normand, marié à Québec en 1656 à Anne Le Laboureur. Le couple s’établit sur une concession à la Canardière, quartier de Limoilou de la ville de Québec. Douze enfants naissent de cette union mais trois garçons et quatre filles assurent leur descendance. Les Normand de cette lignée se retrouvent disséminés un peu partout au Québec tant à l’Est qu’à l’Ouest, dans les autres provinces canadiennes et dans certains états américains dont la Louisiane et ceux de la Nouvelle-Angleterre.

 

De Pierre Normand
dit Jolicoeur


À Montréal en 1719, Pierre Normand dit Jolicoeur, né à Saint-Palais sur Gironde en banlieue de Bordeaux vers 1698, épouse Marguerite Lahaye (Lahais) à Montréal. Devenu veuf, il se remarie à Marie-Josephte Quay (ou Gay) à Oka en la seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes, où le couple se fixe avec leurs onze enfants, soit neuf filles, dont deux de sa première union, et deux garçons, tout en s’intégrant à la communauté iroquoise. L’histoire de cette famille reste à être davantage documentée. Il est reconnu cependant qu’une partie de ses descendants se retrouvent dans l’Est de l’Ontario, dans la région sise entre Rockland et Chute-à-Blondeau.

 

De Pierre-Jacques Poupeville
dit Normand


Pierre-Jacques Poupeville dit Normand, de Cherbourg en Normandie, épouse Catherine Cauchon à Château-Richer en 1743. Devenu veuf, il se remarie en Beauce en 1766 à Geneviève Lefebvre. Là se retrouvent encore aujourd’hui les descendants de l’un ou l’autre de ces deux mariages. Un de leur fils, Jacques, marié à Charlotte Dupuis, émigre avec sa famille à la Basse-ville de Québec. Leurs deux fils, Jacques et Édouard, mariés à Québec, sont en société pour la construction de ponts et de quais. De cette période, soit au milieu du 19e siècle, des variantes apparaissent dans leur patronyme, pour se fixer à Normand dit Pouqueville. De Saint-Roch, la famille d’Édouard et de Marie-Louise Martin s’établira à Trois-Rivières où se concentrent les Normand de cette souche.