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stienne Bontron dit Major, né en
France vers 1680 de Claude Bontron et Blaise Sandoz à Montussaint, diocèse de
Besançon, vint en Nouvelle-France en qualité de soldat. Il fut immédiatement
attaché au service de François Dauphin, sieur de Laforest (1649-1714)
commandant au fort Frontenac, capitaine réformé, garde de la marine,
capitaine à pied et commandant aux Illinois et au Détroit. (1)
C’est à Québec, le 3 mai 1706
qu’Estienne Bontron épousait Angélique Proteau (contrat Lacetière, 2 mai),
fille d’Estienne Proteau et de Marguerite Séguin. Après son mariage, le jeune
soldat suit sa compagnie à Détroit où il installe son ménage. C’est à ce fort
que naissent ses deux premiers enfants. Licencié vers 1710, Estienne
Bontron gagne la région de Montréal où il achète de Martial Molineuf, cadet
dans les troupes de la marine, une habitation à St Sulpice (gr. Raimbault,
père,25 février 1711). Quatre ans plus tard, Estienne achète de Réné Denigé
et de Jeanne Maddelène Guyonnet son épouse, une concession à Notre-Dame des
Vertus (St-Laurent) sur l’île de Montréal. C’est là que la famille demeure
désormais. Elle avait en 1731, quatre arpens de terre de front sur quinze
arpens de profondeur, chargées de trente sept sols six deniers et un minot de
bled de cens et rentes, lequel a maison, grange, Etable et vingt huit arpens
de terre labourable. (2)
Les enfants
grandissent (3) et le
père s’occupe de leur faire apprendre un métier. À cette fin, il engage Jean
Baptiste à Jacques Viger comme apprenti cordonnier(gr. Lapailleur 4 nov.1726)
et Étienne à Pierre Boutin, comme apprenti forgeron et
taillandier(gr.Adhémar, 2 juillet 1734). Une seule fois Estienne Bontron a
recours à la loi et fait émettre une ordonnance (12 juillet 1734) qui fait défendre
à Philippe Fasche et à tous les autres de passer au travers de ses grains. (4)
Nous connaissons maintenant la date du décès d'Estienne. Il est décédé le 26
avril 1743, à l'âge de 71ans et il fut enterré au cimetière Notre-Dame de
Montréal. Ainsi, avec cette information, nous pouvons croire qu'Estienne
serait né vers 1672. Sa veuve, une fois tous ses enfants établis dans la région de
Montréal convola après 1744 avec Pierre Germain (5), charretier de Québec où elle revint
demeurer et y mourir le 15 juin 1754.
(1) Dictionnaire Général du Canada, vol.II, page 31
(2) Antoine Roy, L’Ile de Montréal en 1731, page154
(3) Tanguay dans son dictionnaire généalogique en mentionne 10.
(4) P. G. Roy, Ordonnances des Intendants, vol. II p.174
(5) Au recensement de Québec en 1744, Pierre Germain demeurait rue Des
remparts avec sa première femme, Catherine Bouré et trois enfants. Deux de ceux-ci, Joseph
Girard 21 ans, Marie Anne Girard 18 ans, étaient d’un premier mariage entre
Jean Girard et Catherine. Le troisième était leur fils, Pierre Germain.
(Rapport de l’Archiviste 1939-1940, p. 45)

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