Hommage rendu à Lévis Lemire

 

À la Fête d’été du 13 août 2011

au

Domaine  &  Vins Gélinas

 

Cher cousin, cher ami,

 

Oui, nous avons choisi ce site pour toi! Ton goût pour la vie, tes valeurs franches et ton respect nous ont inspiré. Nous avons compris qu’il ne fallait pas te pleurer, mais conserver ton souvenir présent car tu l’as toujours été.

 

Aujourd’hui, plus que jamais nous célébrons ta joie de vivre, celle que tu communiquais si facilement à tous et chacun. La coupe de vin que nous prenons avec  toi aujourd’hui est en l’honneur des bons vins que nous avons dégusté ensemble et  celles prises avec tes nombreux amis.

 

Tu n’aurais pas manqué de t’assoir à table, avec un bon fromage et un bon vin. C’était un petit plaisir de la vie que tu t’accordais. Invitation à un ami, à la famille, partage d’opinions ou tout simplement une rencontre amicale. Alors Lévis nous t’invitons, assieds-toi près de nous, nous avons des choses à te dire.

 

Lévis, tu as su te démarquer!

 

Après des études classiques, concentration  enseignement des mathématiques, tu as enseigné au Collège de Mortagne et au Collège  Rigaud. Tu  t’es retrouvé à Paris durant les années 60. Tu préparais une licence de géologie à Paris et tu participas notamment à des rencontres organisées en Europe par la Commission Internationale pour l’étude et l’amélioration de l’enseignement des mathématiques (CIEAEM), nous révèle un ami très cher à toi, Marcel Dumont.

 

C’est au cours de ces rencontres que Marcel développa des liens d’amitié avec ceux qu’il appelait « les trois mousquetaires québécois», soit toi-même, Claude Gaulin et Michel Girard. C’est alors que tu fus sensibilisé au renouveau de l’enseignement de la mathématique qui était en train de s’amorcer dans les pays de l’OCDE.

 

À ton retour au Québec, tu as su convaincre des personnes actives au sein de l’AMQ de l’importance d’entreprendre chez nous une réforme inspirée de celle envisagée en Europe. Toutes les démarches et les actions posées pour mener à bien ce projet de réforme doivent leur succès en grande partie à ton audace, ta ténacité, ta fidélité et ta capacité d’entreprendre, de rebondir et de déceler dans l’environnement, proche ou loin, ce qui était porteur de promesses (Source : une réflexion de Claude Gaulin).

 

Tes amis parlent de toi en soulignant que tu avais une douceur dans le regard, une présence attentive qui allait les chercher en dedans et qui les séduisait. Le son de ta voix et ton attitude révélait une noblesse, un respect et une bienveillance auxquels il était difficile de résister. Ces qualités peuvent expliquer ta grande facilité à obtenir la collaboration de tous et, en particulier, celle des fonctionnaires dans ses multiples démarches au MEQ et au Conseil du trésor. Aux dires de Paul Fillion, tu as été, à sa connaissance, un des plus grands créateurs et rassembleurs de personnes qu’il a connu. Nous partageons son opinion.

 

Nous reconnaissons ta grande générosité dans ta carrière et ton désir constant de l’évolution. C’est la flamme d’un gagnant. Tu l’as aussi prouvé en fondant le Conseil des Loisirs Scientifiques du Québec (CLSQ). Organisme consacré à la relève en sciences. Un très grand succès pour toi qui t’as déjà été reconnu par les membres du CLSQ. Ton flaire à reconnaître les besoins là où ils sont t’a maintenu toujours occupé, soit pour le bénévolat ou pour tout autre chose  jugée importante.

 

Cet homme que tu as façonné tout au long de ta vie, nous l’apprécions et nous nous considérons choyés d’avoir eu le bonheur de le côtoyer et de bénéficier de ses expertises. Nous ne pouvons oublier ta collaboration lors de la fondation de l’Association des Familles Lemire d’Amérique Inc. Tous les événements pour lesquels  tu as été une ressource de première importance. Tu as été vingt ans à travailler avec nous, vingt années formidables. Nous nous sommes ensemble donné des armoiries uniques, après un travail acharné, un comité ad hoc, des heures de réunions, ton expérience était indispensable, tu étais là. Merci de cette fidélité.

 

Comme tu peux bien t’en douter, nous ne pouvions pas laisser l’occasion de lever nos verres à la réussite de ta vie et au privilège que tu nous as fait. Nous te devions ce verre du respect.

 

Tu as tant apporté, beaucoup plus que tu ne le penses!

Tu nous auras montré le chemin de la sagesse.

 

Que de bons souvenirs!

 

Reine Lemire, présidente