Télécharger ce texte( Vendredi & samedi le 6-7 juillet Enfin, c'est arrivé. Le voyage des Leblond en France n'est plus un rêve, il est devenu réalité et aujourd'hui le 6 juin, c'est le grand départ du Holiday Inn de Ste-Foy. Voilà notre bande de gais lurons en direction de l'aéroport de Mirabel à bord d'un autobus La Québécoise. C'est l'occasion de faire connaissance avec les gens que nous ne connaissons pas et on sent déjà que l'harmonie règne. C'est tant mieux, car nous allons vivre ensemble pendant 2 semaines. Après avoir récupéré des gens à Drummondville, nous rejoignons le reste des voyageurs à Mirabel. L'avion décolle à 19h30 et, comme c'est un vol de nuit, chacun essaie de dormir un peu, les plus chanceux réussissent. Nous arrivons à Paris tôt le lendemain matin parce que le temps de vol (6 heures) plus le décalage horaire entre le Canada et la France (6 heures) nous enlève une nuit. Nous rencontrons notre guide, Jean-Marc Lechat et sans tarder, nous rejoignons notre autobus, car nous partons immédiatement pour Rouen. Rouen est la capitale de la Normandie et Jean-Marc nous en propose un tour de ville. Nous étions pris sous le charme de la vieille Europe, nous avons vu le lieu du bûché de Jeanne d'Arc, la place du marché, les églises Ste-Jeanne d'Arc, Maclou et Saint-Ouen, la très belle cathédrale de Rouen, le palais de justice et les superbes maisons à colombages. Tout le monde est très satisfait malgré la fatigue du voyage. Un peu de sommeil sera bénéfique. Dimanche 8 juillet Départ de Rouen pour Honfleur où une journée bien remplie nous attend. Nous sommes attendus à l'église Sainte-Catherine pour une messe célébrée par le Père Rufferay en l'honneur des familles Leblond. C'est une excellente célébration. L'animation, les chants et l'homélie du Père Rufferay rendaient hommage aux descendants de Nicolas Leblond qui serait vraisemblablement né dans cette paroisse. On sentait la fierté dans le cœur de tous les Leblond présents. Il faut rendre hommage au Père Rufferay qui nous a si gentiment accueillis. À 11h30, nous devions nous rendre dans le quartier Québec de Honfleur, lieu où devait se faire le dévoilement de la plaque commémorant le départ de Nicolas Leblond. C'est donc Denis, le fondateur de l'Association des familles Leblond et les représentants de la mairie de Honfleur qui ont procédé au dévoilement de la plaque sur laquelle on peut lire : " Hommage à Nicolas Leblond " fils de Jacques Leblond et de Françoise Nollen parti de Honfleur vers 1654 pour la Nouvelle-France marié le 13 octobre 1661 à Château-Richer (Québec) à Marguerite Leclerc de Dieppe. Il est l'ancêtre de la principale descendance Leblond en Amérique du Nord. Association des familles Leblond Inc. Remplis d'émotion et de fierté, chacun savait que nous venions de laisser des traces du passage des Leblond à Honfleur, terre de notre ancêtre. À 12h30, nous sommes attendus à la mairie de Honfleur où eurent lieu quelques cérémonies protocolaires dont le mot de bienvenue de l'adjoint au maire, les remerciements de Denis et la remise par Patrice Cuny de l'Office du Tourisme du diplôme de " Citoyen d'honneur de la France de l'Ouest " à chacun des membres de la famille Leblond. Nous avons goûté les boissons locales (le calvados entre autres), car nous sommes en Normandie, pays du Calvados. À 13h30, nous sommes conviés à un buffet avec les cousins français, mais c'est plutôt un repas gastronomique dans la pure tradition française. La bonne chaire et le vin aidant, il s'est créé une complicité extraordinaire entre les Français et les Québécois. Ils nous ont interprété des chansons folkloriques et nous leur avons remis des cadeaux identifiés à l'Association des familles Leblond ou typiquement québécois (produits de l'érable). Les Français étaient répartis aux différentes tables des Leblond, nous avons pu échanger avec eux sur nombre de sujets et peut-être créer des liens plus durables. Tous les convives ont beaucoup apprécié ce repas, c'était notre journée et nous en avons profité au maximum. Notre journée se termina par la visite d'une distillerie de Calvados suivie d'une dégustation. Et encore un peu d'alcool. Lundi, 9 juillet Nous sommes en route pour Dieppe, deuxième journée de nos célébrations touchant les lieux de naissance de notre ancêtre Nicolas et son épouse. Nous arrivons à un point d'observation qui nous permet de voir la ville et la plage où les Canadiens ont été impliqués lors du débarquement de 1942. C'est une ville nouvelle puisqu'elle a été presque entièrement démolie lors de la guerre mondiale. Un parc est d'ailleurs dédié aux Canadiens morts lors du débarquement. De là, nous nous rendons à pied à l'église Saint-Rémi où a été baptisée Marguerite Leclerc. C'est dans l'une des chapelles de l'église que nous dévoilons la plaque honorant l'épouse de Nicolas. En l'absence du curé, le dévoilement est fait par une représentante de la mairie et Denis. Sur cette plaque, on peut y lire : Hommage à Marguerite Leclerc, fille de Jean Leclerc et Perrette Brunel, baptisée le 12 février 1640 à St-Renée de Dieppe, mariée le 13 octobre 1661 à Château-Richer (Québec) à Nicolas Leblond de Honfleur. Elle est l'ancêtre de la principale descendance Leblond en Amérique du Nord. Association des familles Leblond Inc. La fête s'est poursuivie à l'hôtel de ville de Dieppe. La représentante du maire nous a offert un goûter accompagné d'une boisson locale. Nous revenons vers Honfleur par la côte de la Manche qui nous permet de voir les magnifique falaises de craie à Etretat et les plages de galets. Nous passons par Le Havre, le plus grand port de France. Cette ville a été entièrement détruite à la dernière guerre et reconstruite entre 1945 et 1955. Nous passons sur le pont de Normandie qui traverse la Seine, c'est un superbe pont à haubans et il nous ramène à Honfleur. Mardi 10 juillet Nous nous arrêtons à Caen où nous visitons la ville et surtout le Mémorial, musée dédié à la guerre 39-45. Nous voyons d'abord la spirale de la mort qui représente la descente aux enfers jusqu'à l'extermination des juifs, puis débute le retour à la lumière avec l'arrivée des alliés et la libération. A noter que ce sont les Canadiens qui sont arrivés les premiers à Caen selon M. Denizot, mari de Anne-Marie Leblond, qui a vécu ce moment pathétique. C'est la ville de Guillaume le conquérant qui y a fait construire l'abbaye aux hommes et de la reine Mathilde qui a fait construire l'abbaye aux dames. Nous nous rendons au cimetière canadien de Berny-Revier où les gens recherchent un grand-père, un frère, un oncle ou un ami. Le cimetière est très impressionnant par sa propreté, ses fleurs, ses croix blanches identiques et son aménagement rectiligne. Nous nous arrêtons à Arromanches pour voir des vestiges des quais flottants installés par les alliés pour débarquer les hommes et leur matériel le 6 juin 1944. Ces quais furent installés en une nuit à l'insu des Allemands. Nous arrêtons à Courseulles et Bernières pour voir les plages où sont débarqués les Canadiens. Nous avons pu constater l'impressionnante reconnaissance des gens de Caen et des environs envers les Canadiens qui les ont libérés. Mercredi 11 juillet Visite de la " Merveille de l'Occident ", le Mont St-Michel, d'abord le village puis la montée et la visite de l'abbaye. Nous visitons les principales salles excluant le cloître où vivent encore 9 moines Oblats, les seuls occupants de l'abbaye. C'est une construction gigantesque, merveilleuse, défiant l'imagination. Nous visitons le manoir de Jacques Cartier appelé Limoëlou. On a droit à une courte histoire de Jacques Cartier sur sa petite ferme. Finalement, nous arrivons à St-Malo. Nous visitons la cathédrale où est présumément inhumé Jacques Cartier et quelques habitations dans la ville fermée (à la circulation automobile) qui est entièrement entourée de murs. En marchant sur les remparts, nous apercevons la baie de St-Malo et les défenses sur les îlots rocheux devant la ville. 12-13-14 juillet Nous voilà en Bretagne. Nous y arrivons par Quimper, ville réputée pour ses faïence. Nous avons l'occasion de visiter une faïencerie. Nous passons par Pont-Aven, ville des peintres et de la peinture où on y retrouve quantité de galeries d'art. La route nous amène à Carnac. Malgré la pluie diluvienne, nous pouvons voir les alignements de Carnac. Ce sont des mégalithes (blocs de pierre) déposés avec symétrie dans des champs. On peut y voir de dolmens (maisons de pierres), des menhirs (pierres hautes) et des tumulus (caveaux funéraires). En après-midi, nous avons droit à une croisière sur le golfe du Morbihan avec arrêt à l'île aux Moines et débarquement à Vannes. Nous faisons une courte visite de la ville, mais c'est surtout le soir où ça s'anime, car c'est le défilé de la fête nationale des Français qui est suivi d'un feu d'artifice avec sons et lumières sur les vieux remparts. Le lendemain nous nous arrêtons à Nantes, ancienne capitale des ducs de Bretagne. Nous visitons la cathédrale, elle est très belle et elle nous fait découvrir un nouveau style architectural. 14 et 15 juillet On la retourne dans nos chansons folkloriques, c'est un grand port de mer, c'est le point d'origine de plusieurs familles québécoises, La Rochelle est bien connu chez-nous. Nous avons visité le port avec ses deux tours sentinelles, puis en passant par la porte de l'horloge, nous avons vu de très belles vieilles maisons dans la vieille ville, mais à cause de la fête nationale et des francofolies, il y avait un monde fou. Chacun a pu découvrir la ville à son rythme pendant la soirée et surtout goûter à l'excellente cuisine de fruits de mer. Le lendemain, nous passons par Brouage, la ville morte, où il n'y a que 165 habitants. En marchant sur les différentes parties de la forteresse, on peut apercevoir au loin Fort Boyard. Nous nous arrêtons à Saintes pour voir les vestiges d'une arène romaine. L'ampleur des travaux étonne, c'est presque incroyable, tout cela pour la grandeur de l'empire romain. Nous arrivons finalement à Cognac, à la maison Otard établie dans un château de François 1er, pour une visite des chais (caves) et une dégustation de cognac. De retour à La Rochelle, nous étions libres pour le souper et la soirée. 16-17-18 juillet Nous débutons notre remontée vers Paris par la vallée de la Loire, région de vins et de châteaux. On se rend au marais Poitevin pour une ballade sur les canaux. Chaque pigouilleur (rameur) nous explique ce qu'on voit sur les rives des canaux, les types de canaux, l'entretien des canaux et les responsabilités des propriétaires riverains. C'est une ballade très intéressante qui incite au calme et à la détente. En après-midi, nous nous rendons au Château de Chenonceau, le château des reines de France. On y retrouve la tour moyenâgeuse, la porte d'entrée monumentale d'époque François 1er, le pavillon central où les gens habitaient, les galeries enjambant le Cher qui étaient des salles de bal et les jardins de Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis. Le centre-ville de Tours nous donne la chance de voir de très belles maisons à colombage toutes rénovées, elles sont magnifiques. Nous visitons aussi le musée du Compagnonnage qui renferme les grandes réalisations faites par les compagnons qui couvrent tous les métiers manuels. Chaque candidat devait réaliser une œuvre remarquable pour être accepté dans l'Ordre des compagnons. Après le dîner, nous nous arrêtons aux jardins de Villandry attenants au château du même nom. Le très grand jardin comprend plusieurs parties dont le jardin aux cœurs, le jardin de la musique, le jardin des plantes maraîchères et le jardin des plantes médicinales. Les amateurs de fleurs et de verdure en ont plein la vue. Nous ne pouvons traverser la vallée de la Loire sans déguster les excellents vins de la Loire, c'est une obligation. Le lendemain, nous prenons la route vers le château de Blois qui fut construit à quatre époques différentes : la partie médiévale avec la salle des États (XIIIe siècle), l'aile Louis XII (1498-1503), l'aile François 1er (1515-1524) avec son magnifique escalier et l'aile Gaston d'Orléans (1635-1638) frère de Louis XIII. Le château est très apprécié pour sa splendeur et sa grandiose. Nous faisons un arrêt photo au château royal de Chambord construit sous François 1er pour impressionner les autres chefs d'état. Il servait de pavillon de chasse. Il est monumental, une réalisation presque incroyable et le plus beau que nous ayons vu, je crois. Nous reprenons la route pour voir la cathédrale de Chartres, l'une des plus belles de France. Les clochers ont 128 mètres de hauteur, il y a 2500 m² de vitraux, le plus bel ensemble français et 36 scènes de la vie de Jésus entourant le cœur. La visite terminée, nous rentrons à Paris, la ville lumière. 19-20-21 juillet En matinée, nous effectuons un tour de ville commenté par Jean-Marc. Cela nous permet de voir rapidement les grands monuments de Paris, mais il faut compter avec la circulation parisienne. Nous avons pu voir les Champs Élysées, l'Arc de Triomphe, Montmartre, île de la Cité, Notre Dame, la place du Trocadéro, la tour Eiffel et la Seine pour ne nommer que ceux-là. Heureusement que nous avons le lendemain libre à Paris. L'après-midi est consacré à la visite du château et des jardins du roi Soleil, Louis XIV à Versailles. Ce fut la résidence de plusieurs rois de France à partir de Louis XIV. Il devait être assez vaste pour loger l'administration publique et la cour du roi. De 1623 à 1789, les rois de France s'y sont succédés et y ont laissé leur marque en transformant le palais au gré de leur fantaisie et de leurs goûts. De vastes jardins sont créés sur un terrain difficile et marécageux. Le parc est dédié à Apollon, dieu du Soleil. Enfin, il y a le domaine de Trianon où de paisibles résidences permettaient au roi de se retirer en toute quiétude avec quelques privilégiés et intimes. Le lendemain, tout le monde est libre à Paris. Chacun en profite pour visiter ce qui l'intéresse le plus. Des groupes se forment et ils partent à la découverte de Paris. Le soir, c'est notre dîner d'adieu dans un restaurant de Montmartre. Nous avons remis plusieurs cadeaux aux participants, Normand de St-Charles en a remis un à notre guide Jean-Marc Lechat (patte de chaise qu'il a brisé), ainsi qu'à notre chauffeur Nicolas. Même notre groupe de Rimouski a préparé une chanson pour montrer leur appréciation. Ce fut une soirée inoubliable, tous semblaient ravis de leur voyage. Le lendemain signifiait le retour au Québec. |
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