Historique des Ancêtres Fournier

 

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 Les textes qui suivent relatent uniquement les recherches que nous avons sur les 12 Ancêtres "Fournier" qui ont laissé des descendants jusqu'à nos jours ; soit de six à douze générations, selon leur date d'arrivée au Québec ou leur date de mariage. Voici un bref historique de chacun de ces 12 ancêtres :

Guillaume Fournier,   Nicolas Fournier,   Antoine Fournier/Préfontaine,   Pierre Fournier de Belval

Liévain Fournier,   Pierre Fournier,   Éméry Amiens, (Fournier/Larose),   Joseph Fournier,

Augustin Fournier (dit La Grenade),   Claude Fournier (dit l'Esprit),   Étienne Fournier

 

 

Guillaume Fournier , premier ancêtre est originaire de Normandie. Son extrait de mariage religieux indique qu'il est fils de Gilles Fournier et Noelle Gagnon de la paroisse de Coulmer, petite commune dans le département de l'Orne, arrondissement d'Argentan. N'ayant pas fait de recherche exhaustive quant à la date de son arrivée au pays, cette question demeure en suspens. La première trace de cet homme semble être celle de son mariage le 20 novembre 1651 à Notre-Dame-de-Québec, avec "Françoise Hébert", fille de Guillaume Hébert et d' Hélène Desportes et petite fille de Louis Hébert, premier "Colon Canadien" et premier au Canada, à qui le Roi de France concéda des terrains ou fiefs pour son travail extraordinaire comme défricheur.

Guillaume Fournier possédait un tempérament batailleur et revendicateur et il intenta plusieurs procès à Dame Guillemette Hébert, fille de Louis Hébert et épouse du Noble Guillaume Couillard. Guillemette Hébert était tutrice des trois enfants de Guillaume Hébert, son frère, marié à Hélène Desportes, qui fut tué par les Iroquois vers 1639. Guillaume Fournier s'installa sur une partie du terrain du fief de la rivière Saint-Charles, appelé "Fief Saint-Joseph", concédé par Guillemette Hébert et s'étendant de la rivière Saint-Charles jusqu'à Charlesbourg. Au recensement de 1667, il est déclaré habitant de Charlesbourg et âgé de 44 ans.

Il eut plusieurs démêlés, entre autre avec Dame Charlotte de Poitiers, épouse en première noce de Joseph Hébert , héritier et frère de Françoise Hébert, à qui il dut concéder une bonne partie de ses terres du fief du Sault au-Matelot (Guillaume Fournier fut perdant dans la plupart des procès qu'il intenta). Après la vente de deux domaines sur le fief de la rivière Saint-Charles, à l'Intendant Jean Talon, Guillaume reçoit de ce même Intendant Talon, en fief et seigneurie, une concession de trente arpents sur le fleuve, sur deux lieues de profondeur sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, Fief appelé "Fief Saint-Joseph" ou "Fief Fournier".(Montmagny). Dix des quatorze enfants de Guillaume et Françoise Hébert naquirent à Québec. Les quatre derniers virent le jour à Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille(Montmagny). Ils furent baptisés par les prêtres missionnaires; trois furent inscrits au registre de Québec et le dernier à Saint-Thomas.

Guillaume Fournier fut l'un des fondateurs et pionniers de la paroisse Saint-Thomas de la Pointe à la Caille de Montmagny. Le premier baptême fut celui d' un enfant de Guillaume Fournier & Françoise Hébert de même que le premier mariage. Guillaume concéda une partie de son terrain pour la construction de la deuxième chapelle de Montmagny. Ce don généreux lui valu le privilège de posséder un banc dans l'église à lui et l'un de ses descendants jusqu'à nos jours. La maison de Guillaume Fournier fut d'ailleurs le lieu de célébration de divers offices religieux, jusqu' à la construction de la première chapelle.

Guillaume Fournier décéda le 24 octobre 1699 à Saint-Thomas de Montmagny à l'âge de 80 ans. Sa femme, Françoise Hébert fut déclarée "Sage-femme" élue dans l'assemblée des femmes de cette paroisse à la pluralité des suffrages le 20 novembre 1703 à Saint-Thomas. Françoise Hébert décéda en 1716 à Montmagny à l'âge de 86 ans. Guillaume Fournier et Françoise Hébert laissèrent la plus grosse descendance portant le patronyme Fournier à travers toute l'Amérique du Nord, par 6 fils qui se marièrent. Charles marié à Elisabeth Bouchard le 13 juillet 1699 et Jean marié à Marie Le Roy vers 1687 nous fournirent les plus grosses lignées de descendants. Les cinq filles de Guillaume Fournier par leurs mariages, furent les ancêtres des lignées Blanchet, Gesseron, Prou, Boulé et Laporte.

 

 

Nicolas Fournier, est originaire de Saint-Étienne de Marans, évêché de La Rochelle, en Aunis. Il est le fils de Hugues Fournier & Jeanne Huguette. Nicolas Fournier est arrivé au Québec en l'an 1664 à bord du navire "Le Noir de Hollande" avec un contrat d'engagement de 3 ans dans ce nouveau pays. Au recensement de 1666 à Québec, il est déclaré âgé de 24 ans et domestique engagé chez Louis Fontaine, pilote de navire. En 1667, selon le recensement, il est engagé chez Jacques Hédouin à Charlesbourg.

Nicolas Fournier passa un contrat de mariage, le 8 septembre 1670 avec Marie Hubert, fille de feu Pierre Hubert & Bonne Brie, originaires de Saint-Sulpice de Paris. "Fille du Roy", Marie arriva en Nouvelle-France en 1670. Nicolas & Marie Hubert s'épousèrent religieusement dans la chapelle de Beauport le 30 septembre 1670. L'ancêtre Nicolas acheta ensuite une terre, située à Bourg-Royal, en 1670 et agrandit par la suite sa concession en 1682 de quarante arpents et d'une autre terre de quarante arpents encore en 1684. C'était beaucoup de travail pour un seul homme avec une jeune famille à élever. Nicolas & Marie Hubert eurent 6 enfants, 3 garçons : Michel, Jean, Jacques; 3 filles; Marie, Ambroise. et Jeanne, dernière née le 30 septembre 1687 à Charlesbourg. Nicolas décéda 2 mois plus tard le 30 novembre 1687 âgé de 55 ans . Il fût inhumé à Charlesbourg le 1 décembre 1687.

Marie Hubert se remaria avec un certain Jean Gachet, soldat, le 25 février 1691 à Charlesbourg. Toutefois, l' on perd la trace de cet homme après septembre de la même année. Il semblerait être retourné en France avec Marie Hubert qui plaça une fille en pension mais qui amènera la dernière, Jeanne avec elle et elle laissera ses autres enfants sur la terre de Nicolas, dont hérita l'aîné des fils Michel. Michel épousa Marie Bériault le 05 juin 1702 à Notre-Dame-de Québec. Ce couple eut 3 enfants dont 2 filles qui se marièrent. Aucune trace du fils Michel, né en 1704 à Charlesbourg. Michel & Marie Bériault décédèrent la même année en 1711 à quelques semaines d'intervalle.

C'est par les deux derniers fils, Jacques Fournier marié à Françoise Blanchon le 27 novembre 1708 à Beaumont et par Jean Fournier marié à Madeleine Fradet le 23 novembre 1711 à Beaumont aussi, que Nicolas & Marie Hubert assurèrent une forte descendance à travers toute l'Amérique du Nord. Jacques & Françoise Blanchon eurent 15 enfants dont 6 fils et 3 filles qui se marièrent et s'établirent dans les régions de Bellechasse, Dorchester et la Beauce, et leurs descendants en Nouvelle-Angleterre et au Manitoba. Jean & Madeleine Fradet eurent 10 enfants dont 3 décédés en bas âge. Quatre fils et une fille se marièrent. Les quatre fils quittèrent à tour de rôle la région de Bellechasse pour s'établir dans les environs de Montréal. Jean-Baptiste, établi dans la région de Terrebonne ne laissat pas une descendance très nombreuse, malgré ses deux mariages. François-Martial n'eut que des filles qui ont survécu et se marièrent dans la région de Montréal.

Michel, fils de Jean & Madeleine Fradet, marié à Madeleine Lévesque en 1762 à St-Laurent, Montréal laissa une nombreuse descendance surtout en Ontario. Pierre autre fils de Jean, de son second mariage avec Marie-Josephte Jahan vers 1748 alla s'établir à Saint-Roch-de-l'Achigan et il laissa une grande lignée en Outaouais et en Ontario aussi.

 

 

Antoine Fournier dit Préfontaine  fut baptisé le 16 février 1663 à Beaumont-sur-Oise, dans le diocèse de Beauvais, en Picardie. Il est le fils de Denis Fournier Préfontaine et de Catherine Desabeux. Antoine était un soldat de la Compagnie de Troyes et tonnelier de son métier. Il arriva en Nouvelle-France en 1687, comme soldat des Troupes de la Marine, compagnie de Mons, du chevalier Pierre de Troyes. La première bataille, et probablement aussi sa dernière comme soldat au pays, fut de prendre ârt à l'expédiation commandée par les frères Lemoyne, afin de déloger les Anglais de la Baie d'Hudson.

La colonisation de Longueuil commença après cette expédition, puisque la paix était revenue dans la colonie. Le seigneur de Longueuil, Charles Lemoyne, invita plusieurs de ses soldats, qu'il connaissait presque tous, à venir s'installer dans sa seigneurie. Antoine Fournier/Préfontaine  fut l'un de ces nouveaux colons. Il épousa Marie Roncelay (Ronseray) née à Montréal en 1668, fille de Jean Roncelay & Jeanne Servignan, le 11 février 1688 à Boucherville. Ils s'installèrent ensuite dans la seigneurie du Sieur Lemoyne, à Longueuil, où naquirent deux des trois enfants: Marie en 1689, Jean-Baptiste en 1691; Adrien naquit à Montréal en 1693. Marie se maria et Jean-Baptiste décéda en 1713. Antoine devint fabricant de sabots; toutefois, cette affaire de sabots ne sembla guère avoir été productive pour cet ancêtre.

Marie Roncelay décéda entre 1693 et 1695 probablement puisqu'Antoine Fournier se remaria à Montréal à Madeleine Ozannes le 16 juillet 1696. Madeleine Ozannes est la fille de Jean Ozannes et Isabelle Martin. Antoine Fournier a dû demeurer à Montréal un certain temps puisque les 4 enfants de son second mariage y sont tous nés; une fille seulement survécue et se maria.

La descendance d'Antoine Fournier/Préfontaine et Marie Ronceray fut assurée par leur fils, Adrien Fournier-Préfontaine, marié à Catherine Boutheillier le 11-08- 1715 à Longueuil. Les descendants de Antoine Fournier-Préfontaine et Marie Roncelay sont sans doute plutôt des gens de métier et plusieurs se marièrent avec des personnes de classe aisée. Adrien Fournier et Catherine Boutheillier eurent 15 enfants dont 2 couples de jumeaux. 2 garçons et 6 filles se marièrent. Angélique et Antoinette épousèrent les frères Joseph & Prudent Dubuc descendants des seigneurs Dubuc du Fief Tremblay à Longueuil et Geneviève épousa Edmé Henry, chirurgien des troupes en 1760 . Joseph Fournier- Préfontaine marié à Charlotte Truteau eut 12 enfants et Alexis Fournier Préfontaine, par son deuxième mariage à Charlotte Cristin, assurèrent la descendance Fournier-Préfontaine dont on retrouve les traces surtout dans la région de Chambly, Rouville, Châteauguay, Montréal, en Nouvelle-Angleterre et au Manitoba ainsi que dans l'Ouest canadien et jusqu'en Orégon.

Antoine Fournier-Préfontaine ne connut aucun de ses petits-enfants, puisqu'il décéda le 8 juillet 1702 à Montréal, à l'âge de 44 ans. A compter de la cinquième génération la plupart des descendants portèrent uniquement le patronyme Préfontaine sauf quelques exceptions. Il ne semble pas y avoir d'autres souches portant le patronyme Préfontaine que les descendants de Antoine Fournier Préfontaine et Marie Roncelay.

 

 

Pierre Fournier de Belleval est le fils d'un gentilhomme de la chambre du Roi, le sieur Jacques Fournier de Belleval et Ursule Gaucher de Saint-Victor d'Orléans, en Orléanais. Il est né vers 1664. Pierre Fournier, sieur de Belleval, écuyer, se maria à Notre-Dame-de-Québec à Marie Ancellin, fille de René Ancellin et Marie Juin le 30 juillet 1693. René Ancellin et Marie Juin s'étaient mariés en France et venaient de Notre-Dame-de Cogne, ville de la Rochelle en Aunis. Il arriva en Nouvelle-France, comme cadet des troupes de la marine.

Il s'installa en premier lieu à Saint-Jean, Île d'Orléans, sur une propriété appartenant à son épouse. Il alla ensuite, vers 1697, s'établir dans la seigneurie de Kamouraska, où le sieur Charles Aubert de la Chesnaye lui avait concéder une terre de trois arpents de front par trente arpents de profondeur. En 1703, il revint avec sa famille à Saint-Jean, Île d'Orléans. Homme instable et toujours endetté, il s'établit vers 1708 à Saint-Ours, où lui et son épouse vécurent jusqu'à la fin de leur vie.

Pierre Fournier de Belleval et Marie Ancellin eurent 9 enfants dont 6 se marièrent. Les deux fils s'établirent dans la région de Contrecoeur et Verchères. Ils étaient des hommes de métier et cultivateurs aussi et vécurent plus aisément que leur père. Pierre Fournier de Belleval décéda le 05 avril 1752, à l'âge de 88 ans, à Saint-Ours. L'acte de décès de Marie Ancellin n'est pas retracé.

À compter de 1800 plusieurs descendants de Pierre Fournier de Belleval et Marie Ancellin adoptèrent uniquement le patronyme Belleval, comme nom de famille. Toutefois quelques-uns portèrent le patronyme Fournier de Belleval jusqu'aux années 1950 et plus. Les Belleval d'aujourd'hui sont tous des descendants de Pierre Fournier de Belleval et Marie Ancellin. Leur descendance est établie principalement au Québec et quelques familles en Nouvelle-Angleterre et elle compte douze générations.

 

 

Liévain Fournier est un ancêtre belge. Il est le fils d'Antoine Fournier et d'Anne Gourdon, de Maurage, terre de Roux, près de Mont en Hainault, en Belgique. l serait né vers 1676.  La date d'arrivée de cet ancêtre au Québec, nous est inconnue, probablement vers 1725, et nous ne connaissons non plus les raisons de son arrivée en Nouvelle-France.

Liévain, dont le nom est parfois aussi inscrit Lyvrain, passe un contrat de mariage, le 30 mars 1728, chez le notaire Dubreuil, à Québec. Il épouse Marie-Suzanne Fauteux, fille de Pierre Fauteux et Péronne Bulté, le 6 avril 1728, à Pointe-aux-Trembles de Neuville. Liévain et Suzanne s'établirent dans le canton Val-Bélair. Il fut habitant et maître-forgeron .Ils vécurent ensuite aux Écureuils.

Trois fils et une fille se marièrent. Louis-Joseph épouse Marie-Thérèse Angers, le 10 janvier 1757à Neuville. Jean-Baptiste épouse Marie-Josephte Matte, le 22 octobre 1798, à Neuville aussi. Ces deux fils furent habitants en ce lieu.

C'est surtout par le dernier fils, Clément, qui se fait engager comme serviteur, à l'âge de 17 ans, chez Jean-Baptiste Lemire, habitant de Nicolet, le 7 mars 1755, que la descendance de Liévain Fournier et Suzanne Fauteux fut assurée. Clément épousa en premier lieu, Madeleine Provencher, le 28 octobre 1764, à Nicolet, de qui il n'aura pas de descendants survivants. Il épousa en second lieu Catherine Houde, le 5 février 1770, à Nicolet. Six fils de Clément et Catherine se marièrent, peuplant ainsi la région de Nicolet.

La descendance de Liévain Fournier et Suzanne Fauteux fut difficile à retracer jusqu'à nos jours. Les enfants de Clément prirent d'abord le surnom de "Liévain " et à la génération suivante, certains prirent le patronyme "Liévain" et d'autres le patronyme "Clément". Deux générations plus tard, cette descendance porta le patronyme "Guévin" ou parfois "Guérin".

LIévain Fournier décéda centenaire, le 16 mai 1776 à Pointe-aux-Trembles de Neuville.

 

 

Pierre Fournier, dit "Vendôme", cinquième ancêtre à avoir laissé une descendance jusqu'à aujourd'hui est originaire de Fontaine-Raoul (paroisse St-Marc), dans le Loir-et-Cher. Pierre est le fils de Guillaume Fournier et Madeleine Poirier . Il était une recrue sur le Rubis, soldat des troupes de la Marine, compagnie de Fonville et arriva en Nouvelle-France en 1739. Il épousa Françoise Couture, fille de Guillaume et Marie-Anne Adam le 5 février 1743 à Saint-Étienne de Beaumont.

Pierre Fournier et Françoise Couture eurent une première fille qui naquit à Beaumont en 1744. Pierre Fournier est engagé en 1744 par Nicolas Philibert, négociant de Québec, pour exercer le métier de maître-farinier à Sainte-Foy. Le couple eut trois autres enfants à Québec, mais deux d'entr'eux décédèrent en bas âge. En 1749, Pierre Fournier est engagé par le seigneur Louis Couillard 111, de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, pour s'occuper du moulin banal de Saint-Thomas de Montmagny, où Pierre et Françoise s'établirent à vie. Huit autres enfants naquirent ensuite de cette union, dont deux fils qui assurèrent la descendance. Pierre Fournier fut aussi cultivateur et défricheur et à compter de 1757 il acheta d'abord deux terres, puis une troisième en 1767 dont ses fils héritèrent. Pierre Fournier décéda le 17 avril 1783 à Saint-Thomas de Montmagny et son épouse Françoise Couture décéda le 17 juillet 1791 à Saint Thomas aussi.

Six des enfants de Pierre Fournier et Françoise Couture, deux fils et quatre filles, fondèrent une famille. L'aîné des fils, Louis Fournier épousa Marguerite Thibault, le 21 novembre 1780; ils eurent 12 enfants, dont six fils qui se marièrent . Deux des fils de Louis, Mathieu marié à Rosalie Gendron ainsi que Marcel marié à Marguerite Gendron s'établirent à Saint-Simon et Sainte-Rosalie de Bagot et furent des pionniers de ces paroisses. Le deuxième fils de Pierre et Françoise, Pierre Fournier épousa Marie-Louise Stuart, le 09 août 1785 à Saint Thomas et eurent 9 enfants. Un fils de Pierre et Louise Stuart, Boniface fut instituteur et se maria à Marguerite Hamel à Ste-Croix de Lotbinière, où une partie de la descendance s'établit.

De nos jours, nous retrouvons les descendants de Pierre Fournier et Françoise Couture, sur dix générations, dans toutes les régions du Québec en Ontario, au Manitoba et une nombreuse descendance en Nouvelle-Angleterre. Ils représentent la troisième descendance Fournier en importance du nombre de descendants.

 

 

Éméry Amiens, a emprunté le nom de sa mère Fournier, pour en faire son patronyme de famille, une fois rendu en Nouvelle-France. Éméry Amiens est le fils de Jean-Baptiste Amiens et Pauline Fournier de Sainte-Madeleine de Besançon en Franche-Comté. Éméry épousa à Québec, Marguerite Guénet, fille de Thomas Guénet et de Marie-Anne Mahay, le 14 février 1757. Après son mariage, Éméry Amiens porta uniquement le patronyme Fournier ,et deux générations plus loin , le patronyme de Larose se greffa à celui de "Fournier" pour devenir Fournier-Larose .Nous n'avons pas élucidé le mystère de ce deuxième patronyme. Peu de recherches ont été faites concernant cet ancêtre. Nous présumons qu'il fut sans doute soldat de la Guerre de Sept Ans, d'après la date de son mariage et qu'il serait arrivé en Nouvelle-France vers 1756.

Éméry et Marguerite Guénet eurent 4 enfants qui se marièrent, dont 3 garçons. Éméry et Marguerite élevèrent leur famille dans la ville de Québec. Deux fils, Jean-Baptiste marié à Marthe Jackson le 04 avril 1780 à Québec et Jérôme marié à Madeleine Godin le 18 janvier 1788 à Québec assurèrent la descendance qui demeura surtout dans la région de Québec. Nous ne savons rien quant au métier que pouvait exercer cet ancêtre et nous n'avons pu retracer la date de son décès ni celui de Marguerite Guénet.

Le patronyme Fournier ou Larose alterna souvent dans cette descendance. Finalement la moitié de la descendance, même dans la ville de Québec garda le nom de Fournier et l'autre moitié le nom de Larose. Certains descendants portant le patronyme Larose s'établirent dans les régions de Montréal, Ottawa et Cornwall. Les descendants de Éméry Amiens Fournier dit Larose et Marguerite Guénet comptent neuf générations jusqu'à nos jours.

 

 

Joseph Fournier, septième ancêtre à nous avoir laissé une descendance jusqu'à nos jours se maria lui aussi après son arrivée en Nouvelle-France. Il est né le 27 février 1731 et il est le fils de Jean-Claude Fournier et Jeanne Collet de Lieffrans , diocèse de Besançon, en Franche-Comté. Joseph s'est marié après que la Guerre de Sept Ans fut terminée, avec Marie-Françoise Carlos,(Carlotte) fille de Jean-Claude Carlos et Françoise Dauphin à Cap Saint-Ignace le 26 janvier 1761. Jean-Claude Carlos était originaire de Saint-Claude, diocèse de Lyon en Franche-Comté aussi. Il semble que Joseph Fournier soit arrivé au pays comme simple migrant et non comme soldat.

Joseph Fournier et Françoise Carlos prirent racine dans la seigneurie de Cap Saint-Ignace et se mêlèrent ainsi à deux autres souches de Fournier bien établies dans les seigneuries de Montmagny et l'Islet. Dix enfants naquirent dans cette famille et quatre décédèrent en bas âge. Quatre fils se marièrent et une fille. Joseph Fournier était un cultivateur et un pêcheur comme tous les habitants de l'époque et aussi cordonnier. IL portait parfois le patronyme de Joseph Fournier dit "Cordonnier". Il décéda en 1789 à l'âge de 56 ans à Cap Saint-Ignace.

L'ainé des fils, Joseph-Marie, se maria 4 fois. De son premier mariage avec Marie Lachaine, il eut 4 enfants qui n'ont pas survécu. Marie décéda à la naissance de Madeleine en 1792. Après un deuxième mariage avec Marguerite Chiasson le 22 Janvier1793 à l'Islet, ce couple s'exila vers la région de Saint-Hyacinthe. Huit enfants naquirent de ce mariage et 5 décédèrent en bas âge. Une fille et un fils ont fondé famille. Ce fils eut une descendance dans la région de Bagot ainsi qu'en Nouvelle-Angleterre. De son troisième mariage avec Marguerite Brault en 1804 à Saint-Hyacinthe, Joseph-Marie eut 9 autres enfants. Nous avons retracé le mariage de trois d'entre eux dont un fils Nicolas qui assura une descendance dans la région de Yamaska et Bagot. Joseph-Marie décéda en 1829, âgé de 66 ans après un quatrième mariage en 1820 à Marie Loranger.

Le deuxième fils de Joseph Fournier et Françoise Carlos , Pierre-Césaire marié à Angélique Bouchard en 1791 à Cap-Saint-Ignace, alla lui aussi s'établir dans la région de Saint-Hyacinthe, mais ne laissa pas de descendance portant le patronyme Fournier puisqu'il n'eut qu'une fille qui se maria. Un troisième fils Alexis Fournier marié à Judith Blanchet à Saint-Roch-des-Aulnaies, en 1797, ne laissa pas non plus de descendance masculine puisqu'il n'eut que deux filles qui se marièrent.

La descendance de Joseph et Françoise Carlos fut assurée dans la région de Cap-Saint-Ignace par Louis-Marie marié à Marie-Claire Cloutier le 7 mai 1799, et par le fils de ce dernier qui se maria deux fois. Descendance peu nombreuse, mais dont on compte huit générations. Le quart de cette descendance demeure aux États-Unis aussi loin que l'Orégon.

 

 

Augustin Fournier dit La Grenade était un soldat du régiment de la Reine, dans l'armée de Montcalm. Il est le fils de Nicolas Fournier et Claudette Urbain, de Rouvre-la-Châtine en Lorraine.(Dans les Vosges, arrondissement de Neufchâteau). Augustin épousa Thérèse Demers, fille de Henri Demers et Thérèse Poirier le 24 novembre 1760 à Chambly (Contrat Notaire Grisé). Il s'installa dans cette paroisse . De ce mariage 8 enfants naquirent mais trois ne survécurent pas. Trois filles et deux fils se marièrent, assurant ainsi la descendance. Thérèse Demers décéda en 1774 ,âgée de 37 ans.

Augustin Fournier épousa en deuxième noces Elisabeth Lacoste, le 23 novembre 1778 à Chambly. Trois des quatre filles issues de ce mariage se marièrent. Nous n'avons pas encore fait suffisamment de recherches pour connaître quel métier pratiquait cet ancêtre, nous supposons qu'il dû être cultivateur, mais ayant été soldat, peut-être avait-il un autre métier. Augustin décéda en 1796 âgé de 65 ans à Chambly.

Les deux fils de Augustin Fournier et Thérèse Demers, l'un, Augustin, qui épousa Charlotte Noiseux le 18 janvier 1791 à Chambly, et l'autre, Joseph, marié à Josephte Massé le 27 février1797 à Chambly, eurent des descendants qui s'établirent dans la région de Chambly, Bagot, Montréal et Centrall-Falls et Worcester dans le Maine. La lignée est peu nombreuse, mais s'étend sur huit générations jusqu'à nos jours.

 

 

Claude Fournier dit "L'Esprit ", est le  fils de Claude Fournier et Marie Vitrine, du Pont Saint-Esprit, diocèse d'Uzès, dans le Gard en Languedoc, France. Claude Fournier est venu en Nouvelle-France comme soldat de l'armée de Montcalm. Il arriva donc au pays entre 1757 et 1759. Peu de recherches ont été faites sur cet ancêtre. Nous n'avons pas encore trouvé de documents afin de savoir comment il a vécu entre les années 1760 et 1772.

Il se maria avec Marie-Anne Besset, fille de Guillaume Besset et Marguerite Paquet, le 30 juin 1772 à Saint-Joseph de Chambly. Le couple s'établit sans la région de Chambly.

Claude Fournier et Marie-Anne Besset eurent huit enfants qui virent le jour à Chambly. La famille se transporta ensuite à L' Acadie dans la région de Saint-Jean où naquirent les deux derniers enfants et où la plupart se marièrent. Toutefois Claude Fournier décéda et fut inhumé à Chambly, en 1794. Il avait 62 ans. Trois fils et quatre filles fondèrent familles.

L'aîné des fils, Claude épousa Marie-Louise Pelletier à Chambly le 27 février1797. De cette union, 14 enfants virent le jour, dont Louis et Joseph qui établirent une forte descendance dans toute la région de l'Outaouais, et les autres fils dans la région de Montréal, Laprairie et la Nouvelle-Angleterre. Le second des fils, Louis qui épousa Nathalie Gagnon le 12 août 1811 à Saint-Luc, eut 3 enfants de cette union qui ne survécurent pas. De son second mariage avec Marguerite Bombardier, le 19 novembre 1822, il eut 6 enfants, dont un seul survécut, Louis, qui eut une descendance dans la région de Sherbrooke.

 

 

Etienne Fournier, onzième ancêtre à nous avoir laissé une descendance, est originaire de Lyon, en France, où il exerçait le métier de marchand. Étienne Fournier est marié à Denise Debron. Nous n'avons aucun détails sur leurs familles respectives. Étienne Fournier et Denise Debron,(selon les actes de décès retracés), seraient arrivés au pays avec au moins deux jeunes enfants, Jean-Baptiste et Michel Fournier.

Nous retrouvons des actes de baptêmes des enfants de cet ancêtre en 1786 à Notre-Dame-de Montréal, puis en 1789 et 1791 à l'Assomption; il est marchand à Saint-Roch-de-l'Achigan. Ensuite nous retraçons le mariage, sans doute de l'aîné de ses fils, Jean-Baptiste, marié à Marguerite Racicot, le 03 juin 1798 à Rigaud. Le deuxième fils, Michel, se maria à Louise Noreau, le 14 février 1803 à Notre-Dame de Montréal . À ce mariage Étienne Fournier est déclaré décédé. Michel se maria une autre fois avec Cécile Racicot , soeur de Marguerite, le 27 mai 1811 à Notre-Dame de Montréal. Un autre fils, Étienne, se maria aussi deux fois: 1er mariage avec Clémence Santennes le 29 septembre 1823 à Saint-Eustache, et le 2e mariage avec Marie-Claire Girouard, en 1833 à Vaudreuil. Nous n'avons retracé aucun mariage de filles de ce couple.

Les trois fils de Étienne Fournier et Denise Debron laissèrent une descendance peu nombreuse, mais dont nous retrouvons les descendants surtout dans la région de Montréal et sur la rive sud du Saint-Laurent, de même que la région de Saint-Jérôme, ainsi qu'au Manitoba jusqu'à huit générations

 

 

 

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