La France n'a pas échappé au vaste mouvement d'implantation des pays Européens sur le sol d'Amérique. Tout comme l'Espagne, les Pays-Bas, la Suède et l'Angleterre, le royaume de France a tenté lui aussi de trouver une place dans le Nouveau-Monde. Quoique cette implantation obéissait largement à des intérêts commerciaux, le roi de France n'a pas été très généreux de ses sujets. Craignant le dépeuplement massif que l'Espagne avait connu vers l'Amérique latine et l'Amérique du Sud, évitant de s'engager financièrement dans une aventure qui coûtait cher, c'est au compte-goutte que les familles se sont établi en Nouvelle-France.

En 1760, de Québec à la Louisiane, sur un territoire couvrant plus de la moitié de l'Amérique, on ne comptait qu'une population française de 85 000 habitants au moment même où les autres colonies européennes pouvaient en dénombrer 1 200 000. Pour sa défense en Amérique, la France, malgré une population restreinte et peu de combattants, possède un avantage non négligeable : la géographie. Les Appalaches constituent une barrière naturelle difficile à franchir pour les colonies anglaises, mais surtout, Québec et son promontoire allaient devenir le symbole d'une résistance de tous les instants. Mais de guerre lasse, en 1759, après plusieurs sièges successifs, la Nouvelle-France tombe au mains des Anglais. Le traité de Paris scelle la défaite lorsqu'il est signé en 1763.

En passant en revue le parcours des Cazeau originaires de la France, il ne faut pas s'étonner de l'omniprésence de la guerre, en particulier celle de la Conquête. Ne l'oublions pas, le passé de ce continent demeure chargé de batailles auxquelles les Cazeau ont été associés de près.

Localisation de Château-Richer, Québec, et Montmagny.