des Hautes-Laurentides


L'Art de laisser des traces...Le développement durable, ce n'est pas seulement pour la forêt ! Il est aussi important de laisser des traces par l'histoire que par des coups de pinceaux !
La famille Maillé, en 1962
par Denise Maillé
Entrevue réalisée par Annie Généreux.
Leur sortie était d'aller rendre visite, soit se faire garder par leur grand-mère qu'ils aimaient tant. Elle reste à environ 30 milles de chez eux et ils étaient contents aussi parce qu'ils se promenaient en auto. Elle habitait une petite maison sur le haut d'une côte, avec une grande galerie recouvert aux cotés de treillis, mais qu'est-ce qui attirait l'attention de ma grand-mère lorsqu'elle y allait c'était un petit carrosse en rotin brun en dessous de cette galerie. Elle demandait à sa grand-mère si elle peut l'utiliser pour promener sa seule poupée et elle lui répondit non, car le carrosse était au propriétaire de la maison et qu'on ne doit pas toucher à ce qui ne nous appartient pas. Ma grand-mère n'a jamais oublié ce petit carrosse assez qu'elle s'en a acheté un à 50 ans pour faire profiter ses deux petites filles, soit moi et ma cousine, les choses qu'elle a tant voulues se procurer. Vu le fait qu'elle n'a pas eu le droit à beaucoup de poupée, elle a maintenant sa propre collection de poupée de porcelaine.
La relation entre les parents n'était pas très solide vu que le mari n'était jamais à la maison à cause de son métier de bûcheron et lors de ses journées de congé, donc quand il était à la maison, il travaillait tout le temps. De jour, il travaillait à la scierie de Mont-Laurier et le soir, il allait charger les trains, les remplir de bois. Mais, que dire des fins de semaine, celui-ci se pensait encore jeune, alors il était toujours rendu dans les bars. La mère, elle, s'occupait de ses enfants à la maison et a toujours été toute seule. Pour ce qui est des relations entre les parents et les enfants, tant les garçons que les filles n'avaient pas tellement contact avec leur père vu qu'il n'était jamais à la maison et pour ce qui est de la mère, leur contact n'était pas très élevé puisque celle-ci était très solitaire et s'occupait à ses tapis sur métier ou à son tricot. Les filles se tenaient entre elles, elles et leurs amies écoutaient de la musique avec un tourne-disque, des 78 tours très cassables, parvenus du catalogue du temps, Dupuis et frères. Un seul garçon était au monde et il était encore très jeune, l'autre est né en 1964, après que ma grand-mère soit partie de la maison.


