| PANNEAU 15 Foch et Notre-Dame LA GARE DU
CANADIEN PACIFIQUE En 1886, la compagnie de chemin de fer The Atlantic and North West Railway Company, filiale du Canadien Pacifique, acquiert des lots sur le côté nord de la «St. Thomas Street», plus tard la rue Foch. La même année, la Ville de Saint-Jean consent un prêt de dix mille dollars pour la construction du chemin de fer. La gare, érigée en 1887, est caractérisée par un toit en pavillon, prolongé par des avant-toits que supportent d'immenses consoles. On remarque dans la salle des voyageurs un magnifique banc en bois tourné qui s'allonge sur trois murs. Napoléon Hébert, de Saint-Jean, devient le premier chef de gare. Cette gare marque une halte sur la ligne de chemin de fer reliant Montréal à Halifax, passant par Farnham, Magog et Sherbrooke. Pendant la guerre 1914-1918, les ouvriers de Saint-Jean partaient de cette gare pour aller travailler aux fabriques de munitions de Montréal. Deux agrandissements, dont un premier effectué en 1906, lui confèrent son apparence actuelle. Un immense réservoir d'eau, érigé entre les rues Jacques-Cartier et Champlain, alimentait les locomotives à vapeur. Face à la gare et attenant au Palais de justice, la Ville de Saint-Jean aménage un carré public, inauguré le 27 août 1887, qui sera connu plus tard, sous le nom de parc du Pacifique Canadien. Sur le site de ce parc, entre 1861 et 1875, se trouvait l'Asile des aliénés de Saint-Jean. Le 9 juillet 1906, par résolution du conseil, le carré public devient le parc Félix-Gabriel-Marchand. Autrefois, on retrouvait dans le parc principal d'une municipalité un kiosque à musique. Dès le début du siècle, le Cercle philharmonique local présentait régulièrement au parc Marchand des concerts estivals fort appréciés des mélomanes johannais. Soulignons qu'en 1901, on y installa une fontaine, qui contribua à faire du parc Félix-Gabriel- Marchand le coeur de la cité. En 1956, on construisit le kiosque actuel dans le style de l'époque.
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