PANNEAU 10 Longueuil et Saint-Georges

LA PLACE DE POMPE
L'ÉGLISE MÉTHODISTE-WESLEYENNE

En 1848, Saint-Jean fonde la «Richelieu Fire Engine Company» et se dote d'une première pompe à incendie. À la suite de la conflagration de 1876 qui détruisit presque tout le quartier commercial, la ville érigea, rue Longueuil, une caserne permanente connue sous le nom de «place de pompe». L'architecte F.H. Maillot dresse les plans du bâtiment d'influence second Empire et la construction est confiée à Pierre Jolette. L'inauguration a lieu le 28 janvier 1877.

Pace de pompe

 

La tour centrale surplombant l'édifice logeait une cloche qui sonnait le tocsin. Cette cloche est maintenant installée devant le nouvel édifice de la police et des pompiers, rue Saint-Jacques, inauguré le 28 juillet 1975 et nommé édifice Pierre-Paul-Démaray en 1994.

On retrouve encore au sous-sol de la place de pompe deux cellules, aménagées pour les besoins du poste de police, qui partageait les lieux avec la brigade des pompiers volontaires.

Le 18 janvier 1872, la Ville de Saint-Jean adopte un règlement accordant à un groupe de citoyens le droit d'exploiter pour cinquante ans la compagnie de l'aqueduc de Saint-Jean. Cette compagnie est connue sous le nom d'«aqueduc Molleur» d'après Louis Molleur, fils, un des principaux actionnaires.

La dite compagnie loge dans un immeuble sis au 188, rue Longueuil. On installe dans le haut de l'édifice, un réservoir en bois d'une capacité de 20 000 gallons. En 1922, une construction plus moderne, longtemps appelée par les Johannais le gobelet, fait son apparition dans le ciel de Saint-Jean, derrière l'aqueduc Molleur. Cet immense réservoir est démoli en 1979.

En face de la place de pompe, on aperçoit le temple de l'Église unie du Canada, autrefois une église méthodiste-wesleyenne. Il est construit en 1841, selon les plans de l'architecte John Wells. Avec son fronton triangulaire, l'ordonnance et la symétrie de ses ouvertures cintrées, le temple s'inscrit dans le courant architectural néo-classique, populaire au milieu du XIXe siècle.

Près de l'église méthodiste, nous apercevons quelques résidences d'époque dont le 170, rue Longueuil. Construite en 1857 par Richard Brodhead McGinnis, cette majestueuse maison de pierres a subi des transformations majeures en 1920. Elle a abrité le Centre d'oeuvres Sainte-Thérèse de 1926 à 1965 tenu par les religieuses Franciscaines de Marie.

La résidence située au 165, rue Longueuil a été érigée par William Coote vers 1875. C'est un bel exemple du style vernaculaire de Nouvelle-Angleterre, dont Saint-Jean a conservé quelques spécimens.

 

  La rue Richelieu et la pompe à incendie