Le Château de Dragueville |
Quelles sont les origines des Marion de Dragueville, nous ne le savons pas. D’après nos recherches, nous avons relevé trois familles Marion vivant dans la région, chacune ayant un fils portant le prénom de Jean, tous trois contemporains à notre ancêtre, né vers 1636. Le premier, dit le fils de Jacques, serait né vers 1637 , le second, dit le fils de Nicolas, vers 1638 et le troisième dit le fils de Jean vers 1645 . Selon la coutume d’imposer le prénom du parrain à un garçon, les deux premier Jean nous paraissent avoir un même parrain, Jean, d’où la possibilité que les trois familles seraient très apparentée les unes aux autres . Il y a aussi le cas d’une Charlotte Marion décédée à Beauchamps. À part ceci, nous ne savons pas grand-chose de la vie de notre ancêtre en Basse-Normandie. Selon une deuxième entrée au registre de l’Hôtel-Dieu de Québec, il est possible que notre ancêtre ait séjourné un certain temps à Grandville, Basse Normandie . 3 La famille en Bretagne C’est à travers les registres paroissiaux et l’histoire des Côtes d’Armor et du Morbihan que nous avons suivi le passage de Nicolas Marion et de sa famille en Bretagne. Petit à petit, nous en sommes venus à soupçonner puis à comprendre que notre ancêtre était probablement protestant de foi. Les preuves sont indirectes, j’admets, mais elles sont très plausibles. De plus, certains indices nous laissent soupçonner que Nicolas Marion aurait émigré de la France pour fuir la Haute justice des Côtes du Nord. Pour prouver ces deux thèses, hors de tous doutes, il faudrait étendre notre recherche pour inclure les anciens documents de l’administration provinciale, judiciaire, civile et militaire de la Bretagne, ce qui à ce moment nous est physiquement impossible, faute d’être sur place. Encore là, nos chances de succès sont minces car la plupart des dossiers relatifs à la répression de la « Révolte du papier timbré » auraient été détruits sur ordonnance de Louis XIV. Par un beau jour d’automne, le 22 octobre 1659, pour être plus exact, « Elisabeth Marion fille naturelle et légitime d’honorable gens Nicolas et de Marie Guerric sa femme » fut présentée à Pierre Briequet, vicaire perpétuel de l’église de Notre-Dame de Guingamp en Bretagne. Il la baptisa selon le rite catholique du baptême. L’acte passe sous silence le jour de la naissance . Le parrain est le « noble homme Estienne Landoys Sieur de (l’epunt?)» et la marraine, « l’honorable femme Sebastienne Guerric dame du Cosquet ». C’est le premier écrit officiel connu qui nous révèle la présence de notre ancêtre en Bretagne et le premier qui nous révèle l’identité de notre aïeule maternelle. Quelles sont les origines de Marie et que fut son vécu. Où et quand se sont-ils mariés et quoi d’autres?Élizabeth est leur premier enfant, une fille. La vie à l’époque était précaire : épidémies, guerres, famines et autres péripétie. Il fallait prévoir. Le premier choix du parrain et de la marraine se faisait, si possible, dans la famille immédiate et à défaut, parmi les personnes de confiance significative. Ce choix était important, surtout pour les premiers. C’était une assurance en vue de l’établissement des enfants dans la vie si besoin y était. Être parrain ou marraine, c’était du sérieux. Cela impliquait souvent un engagement. Du côté du parrain, nous n’avons pas trouvé grand-chose à son sujet, par contre, il faut l’admettre, nous n’avons pas trop fouillé. À priori, Estienne Landoys semble être une personne significative mais, selon quel mérite, nous ne le savons pas. Il est propriétaire d’un domaine, certes, mais il n’est pas un vrai noble comme on pourrait le croire sinon, on aurait obligatoirement ajouté au titre son rang, tel écuyer ou chevalier. Noble homme, sans cet ajout, cela veut simplement dire que la personne se comportait comme un noble. Cela nous donne un aperçu du rang social de Nicolas et de Marie. Du côté de la marraine, c’est toute autre chose. |