Chroniques de nos familles
par Renée Desautels.



Histoires de familles : les Tremblay


Nous avons vu qu'en 1851, les Blain constituaient la famille la plus nombreuse à Sainte-Julie. Qu'en est-il en l'an 2000 ? Quel patronyme regroupe le plus d'individus ? Eh oui ! vous avez deviné juste, ce sont les Tremblay ! Avec plus de 230 ressortissants. Nous devions nous y attendre car les Tremblay forment
la famille francophone la plus populeuse en Amérique du Nord.

Et dire que c'est un seul homme, Pierre Tremblay, qui (avec l'aide de son épouse !) est responsable de toute cette descendance. Il naît dans le Perche en 1626 de Philibert Tremblay et Jeanne Coignet, cultivateurs. Il semble qu'à la mort de son père en 1642, Pierre prenne la relève. Cependant, en 1647, le goût de l'aventure le pousse à venir en Nouvelle-France. Après ses trois années de contrat à Québec pour Noël Juchereau, il travaille sur la côte de Beaupré. Le 2 octobre 1657, il épouse Ozanne Achon. Le 14 avril 1659, une terre de deux arpents de front sur le Saint-Laurent lui est concédée par Jean de Lauson et il s'établit comme fermier dans la seigneurie de L'Ange-Gardien. Pour Mgr de Laval, il s'occupe aussi d'une ferme à Baie Saint-Paul à partir de 1678. Travailler la terre, c'est ce qu'il fera toute sa vie, qui se terminera à un moment situé entre avril 1687 et novembre 1689.

Le couple Pierre-Ozanne a mis au monde douze enfants dont dix atteindront l'âge adulte. Les quatre fils, Pierre, Michel, Louis et Jacques, s'établissent aux Éboulements et à Baie Saint-Paul. Ils constituent les quatre branches dont descendent tous les Tremblay d'Amérique. C'est en 1838 qu'Alexis Tremblay, avec d'autres, s'aventure dans le Saguenay et colonise la Grande Baie qui deviendra Bagotville. Puis, les Tremblay essaiment partout ailleurs au Québec et en Amérique du Nord. Quand sont-ils arrivés à Sainte-Julie ?

Le premier Tremblay à venir à Sainte-Julie serait Ferdinand, originaire de Saint-Bruno, qui a épousé Marie Amanda Charlebois le 7 mai 1889. En février 1891, Bernadette naît et sa mère meurt. Au recensement de 1891, Ferdinand est toujours sur le territoire julievillois. Entre 1934 et 1966, quatre julievilloises épousent un Tremblay venu d'ailleurs. Il semblerait que les couples n'aient pas vécu à Sainte-Julie. En 1963, Gérald Tremblay et son frère Gilles avec toute sa famille vivent à Sainte-Julie car ils paient des taxes au village. Avec le développement explosif de la ville, de nombreuses familles Tremblay s'établissent ici.

Renée Desautels, généalogiste

 

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