Chroniques de nos familles
par Renée Desautels.

 


Histoires de familles : les Saint-Pierre


Pierre Gros ou Legros Saint-Pierre
, fils de Jean-Claude et de Jeanne Contardeau, est un soldat, originaire de Roulans, du diocèse de Besançon en Franche-Comté. Le 2 février 1761, nous le retrouvons en Nouvelle-France alors qu’il épouse Françoise Foisy à Verchères. Son fils Charles se marie à Longueuil, le 4 juillet 1808 à Marie Marcille. Le couple engendre plusieurs enfants qui s’établiront à Sainte-Julie.

Michel Saint-Pierre est l’un des 77 pionniers signataires de la demande pour la fondation de la paroisse Sainte-Julie. Cependant, en 1851, il n’apparaît pas au recensement de la paroisse. Il y a bien Moïse (père), fils de Charles, qui y vit avec son épouse, Marie Audet et ses cinq garçons, Onésime, Antoine, François-Xavier, Louis et Baptiste. Donc, six Saint-Pierre et apparemment pas de Michel. Michel est-il un autre prénom de Moïse ou bien Michel n’est-il pas venu s’installer à Sainte-Julie ? Si vous avez des informations à ce sujet, je vous serais reconnaissante de me les transmettre.

En 1871, le recensement indique que quatre autres enfants de Charles et Marie Marcille sont présents sur le territoire julievillois : Adélaïde Saint-Pierre, mariée à Joseph Audet Lapointe, Caroline Marguerite Saint-Pierre, épouse de Joseph Savaria, Vital Legros Saint-Pierre et sa femme, Justine Blain et, enfin, Dosithée Saint-Pierre et sa tendre moitié, Euphémie Gauthier. 

Ce sont les couples Moïse-Marie Audet et Dosithée-Euphémie Gauthier qui sont à l’origine des deux branches Saint-Pierre qui vivent à Sainte-Julie. Joseph, fils de Dosithée, marié à Marie Émerie Hébert, le 8 février 1902, a six filles et six fils qui assurent sa descendance : Raymond dont le fils Éric est le fondateur de Mira (chiens guides), Gérard, Léonidas, Victor, Paul, époux de Cécile Lamoureux et père de Micheline, et Lionel, mari d’Eva Riendeau et père de Roland et André. Le grand-père Joseph, époux d’Émerie, cultive sa terre, située à l’emplacement actuel de Gemvitre sur la rue Principale. Juste en face de sa maison, se trouve celle de la famille Urgel Malo, grande amie des Saint-Pierre. Joseph, également sacristain, juge de paix et officier rapporteur (lors des élections), est un autodidacte qui a appris l’anglais par lui-même. Il joue accordéon et violon. Victor achète le restaurant de Fernand Delorme et y pratique le métier de barbier. Après avoir vendu son restaurant, il devient dessinateur dans une imprimerie à Montréal mais, les fins de semaine, il continue à être barbier au restaurant de Joseph Geoffrion. Enfin, Lionel fonde la première compagnie de taxi de Sainte-Julie. Alors qu’il répare une voiture, il est coincé sous elle et perd l’usage de ses jambes. Il ne se laisse pas abattre par cet accident et reprend son travail de taxi. Il fabrique aussi des couteaux. La famille de Lionel loge dans une maison occupant le site du stationnement de la caisse populaire.

Le couple Moïse (fils)-Angélina Dalpé donne naissance à plusieurs enfants dont Joseph, Emery, François-Xavier et Raoul. Ernest Saint-Pierre, fils de Moïse père et Marie Audet, se marie le 11 août 1885 à Zénaïde Chagnon à Sainte-Julie. Il convole en seconde noce, le 14 janvier 1891, avec Philomène Cadieux dont il a deux fils, Ernest (fils) et Ismaël, qui se marieront aux deux sœurs, respectivement Rose et Gabrielle Petit. Ernest père est cultivateur sur le chemin de Touraine, près du terrain de pratique de golf, et la famille d’Ismaël habite dans la maison familiale. À la mort d’Ernest père, la famille d’Ernest fils s’installe dans la ferme paternelle alors qu’Ismaël (surnommé le « gros Maël »), conducteur de machinerie lourde, emménage avec les siens dans une maison de campagne appartenant à M. Lerner. Quelque cinq ans plus tard environ, la famille Ismaël-Gabrielle se déplace au village et finit par acheter une propriété en face de la ferme de Gaston Hébert et voisine de ce qui est maintenant le fleuriste Vincent. Entre-temps, M. Lerner a fait construire son « château » ; il vend la petite maison de campagne à Paul-Émile Provost qui la déménage, et fait transporter son « château » de l’autre côté du chemin, là où il est situé maintenant.

Comme son père Ismaël, de 1956 à 1961, Roland, époux de Thérèse Brassard, est conseiller municipal de 1969 à 1971. Élu maire de Sainte-Julie en 1972, il doit démissionner avant la fin de son terme et décède, assez jeune, de la sclérose en plaque. Son garçon Michel travaille aux Ateliers municipaux tandis que Ginette, sa fille, est maîtresse de poste.

En 2001, plus de soixante Saint-Pierre vivent à Sainte-Julie. J’aimerais bien vous parler de Guy, Claude, Fernand et les autres, mais ce sera pour une autre fois, je l’espère.

Renée Desautels, généalogiste

 

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