Chroniques de nos familles
par Renée Desautels.

 


Histoires de familles : Les Provost


Quand vous vous baladez dans Sainte-Julie, êtes-vous déjà allé dans le rang de l’Église, côté sud de l’autoroute, au ranch Grand Galop ? ou encore dans le rang de Belle-Rivière ou sur la rue Principale en direction de Saint-Amable, où il y a de si belles fermes ? Qu’y a-t-il de commun à ces endroits ? Ils sont peuplés par des Provost.

Un très grand nombre de Français venus en Nouvelle-France sont responsables des Provost et Prévost d’Amérique. Cependant, les Provost de souche julievilloise descendent tous du même ancêtre, René Provost, originaire de Paris. Le 9 janvier 1684, à La Pérade, il épouse Anne Daudelin originaire de la région de Rouen en Normandie. De leurs dix enfants, trois garçons assureront la postérité des Provost. Dès 1690, la famille vit à Varennes et c’est là que se marient leur fils Pierre, à Anne Chaudillon le 5 avril 1712, et leur fils René à Marguerite Brunel le 7 février 1731. Ce sont ces branches Pierre Provost et René Provost qui engendrent les Provost qui s’établissent à Sainte-Julie. C’est pourquoi les Provost d’aujourd’hui ne sont pas tous proches parents : les descendants des deux branches se rejoignent à l’ancêtre, soit à la dixième ou même onzième génération (voir lignées généalogiques ci-bas).

Ils ont toujours été nombreux, aussi bien en 1851 que maintenant. On les retrouve principalement en agriculture alors que plusieurs d’entre eux exploitent encore avec succès leurs fermes ancestrales. Plusieurs citoyens habitent maintenant ce qui fut autrefois des terres de Provost; ainsi, une partie des maisons de la montée Sainte-Julie occupe l’ancienne terre de Gaspard Provost, fils de Bruno père et de Délima Provost, fille de Dosithée, tandis que les environs du carrefour de l’Église-d’Argenson sont situés sur l’ancienne ferme d’Eugène Provost, fils d’Ambroise et le boulevard Saint-Joseph sur celle de Gaspard Provost, fils du « petit » Philibert. 

Les Provost ont participé à la vie julievilloise dans presque tous les domaines. Pierre, Dosithée, Émile, Germain et Claude, se sont dévoués comme marguilliers chacun leur tour. Au moins onze Provost ont agi à titre de conseiller municipal, entre autres Bruno père et son fils Gustave, Bruno fils et son fils Paul, Armand, fils du « petit » Philibert marié à Victoria Gemme. Louis Provost, fils de Joseph et d’Adéline Pepin et mari de Justine Senécal, en plus d’être conseiller à deux reprises, a également été maire durant les années 1913, 1915 et une partie de l’année 1914. Son fils, le « gros » Philibert, époux d’Imelda Savaria, fut lui aussi conseiller en 1926 et en 1947 et maire en 1933-34.

Germain, fils de Gustave, fut commissaire d’école. Paul Provost, l’un des doyens de notre ville, fut commissaire pendant 21 ans, de 1953 à 1974 tandis qu’il fut président de la Commission scolaire durant 14 ans, soit de 1955 à 1969. C’est sous son impulsion que cette dernière fit son entrée dans la modernité avec la première école centrale, l’école Saint-Joseph, devenue aujourd’hui l’école l’Arpège. Toujours dans le domaine scolaire, c’est Gérard, frère de Paul, et maintenant Yvon, son fils, qui assurent le transport de nos enfants en autobus.  

C’est dans la maison d’Albert Provost, fils d’Eugène, sise au 1850 rang de l’Église, côté nord, que la coopérative a eu son premier siège social. Si nos fournaises à l’huile fonctionnent bien, c’est grâce à Claude Provost, fils de Léon, et à ses fils Stéphane et Gaston. En effet, les « Pétroles C. Provost inc » offrent un excellent service et ce, depuis 1965 environ.  

Monsieur Paul Provost, 
un doyens de Sainte-Julie..


Renée Desautels,  généalogiste

 

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