Chroniques de nos familles
par Renée Desautels.

 


Histoires de familles : les Pépin


Trois Français nommés Pepin ou Pépin quittèrent la douce France pour venir s’établir au Québec. Le dernier arrivé, Robert Pepin, se marie le 4 novembre 1670 à Marie Crête à Québec.  C’est de sa lignée que viennent les Pepin que nous trouvons dans la famille de Richard Benoit par exemple. Antoine Pepin dit Lachance, arrivé en deuxième, prend Marie Teste pour épouse le 24 novembre 1659 à Québec. Il est originaire de Normandie comme Robert. Cependant, celui qui nous intéresse, c’est Guillaume Pépin (avec un accent aigü), dont l’origine nous est inconnue. Premier Pépin au pays, il s’installe à Trois-Rivières où il marie Jeanne Méchin vers 1645. Le couple engendre treize enfants dont Pierre, dit Laforce, et Jean, responsable de la souche julievilloise.

Jean (on voit aussi Jean-Baptiste) Pepin dit Descardonnets (ou Descardonnais) naît à Trois-Rivières vers 1647. C’est à Boucherville où il s’établit qu’il rencontre l’âme sœur : il y épouse Marie-Madeleine Loiseau, le 23 octobre 1685. De leurs onze enfants, arrêtons-nous à Michel et à Jean-Baptiste.

Michel Pepin dit Descardonnets convole en juste noce avec Louise Patenaude (Patenotte) le 12 février 1725 à Verchères. L’un de ses descendants, François Pepin, marié à Émérante Morin le 3 juillet 1826 à Montréal, occupe une maison à Sainte-Julie en 1851 avec ses enfants dont trois garçons, Alphonse, Télesphore et Alvarest. Cependant, je n’ai trouvé aucune descendance de cette famille à Sainte-Julie.

Jean-Baptiste Pepin dit Cardonnet ou Descardonnets unit sa destinée à celle de Marguerite Casavant, le 28 septembre 1716 à Boucherville. Pour se constituer un petit pécule, il s’engage dans l’Ouest à deux reprises, soit les 18 avril 1721 et 13 mai 1725. Les dix enfants du couple naissent à Boucherville. Toussaint Pepin, l’un des fils, marié à Josette Donais, le 5 février 1759 à Boucherville, engendre Joseph Pepin qui, à son tour, avec l’aide de sa femme, Élisabeth Albert, épousée le 19 mai 1783 dans la même ville, procrée Michel (Louis) Pepin dont l’union avec Sophie Racicot est bénie à Boucherville le 8 octobre 1822. Le couple Michel-Sophie et plusieurs de leurs enfants, Charles, Henriette, Emma, Lucie, Éloïse, Louise, Moïse et Louis, constituent la seconde famille Pepin habitant à Sainte-Julie en 1851. En 1861, leur ferme, située sur le rang 3 (rue Principale), compte 128 acres. Le recensement de 1871 indique que leur fille Adéline, mariée le 6 février 1849 à Varennes, vit maintenant à Sainte-Julie avec son époux, Joseph Provost.

C’est la même chose pour leur fils Michel-Hypolite Pepin avec sa première épouse, Henriette Savaria, mariée à Varennes le 14 octobre 1845. Louis Hypolite Pepin, fils de Michel-Hypolite, a 21 ans, le 16 février 1874, lorsqu’il convole avec Hélène Handfield de Saint-Marc-sur-le-Richelieu. Trois de leurs enfants se marient à Sainte-Julie : Héléna à Louis Burelle, Azarie à Marie-Louise Favreau et enfin, Joseph Pepin à Justine Jodoin, le 21 février 1911. Nous connaissons bien les descendants de Joseph et Justine, soit René, Laurent, Gérard, Thérèse, Jeannine, Julien, Roland, Raymond, Conrad et Madeleine. C’est la belle Madeleine qui, dans sa jeunesse, sauva, sinon de la mort, du moins d’une grande peur, le petit Jean-Guy Lussier (âgé de 3 ou 4 ans), fils de Roméo, alors qu’il s’était égaré dans un champ de maïs !

Quant à Louis Pepin, fils de Michel et Sophie Racicot dont j’ai parlé plus haut, il se marie à Sainte-Julie le 19 octobre 1869 à Alvina Brassard. Comme son père, Louis, un pionnier, sera tour à tour marguillier et conseiller. Le couple donne naissance, entre autres, à Joseph Pepin qui épousera Robertine Dubois, à Marie-Louise Pepin qui s’unira à Bruno Provost et deviendra ainsi mère et grand-mère de très nombreux Provost dont notre monsieur Paul, et à Arthur Pepin, lui aussi marguillier et conseiller. Arthur et sa tendre moitié, Louise Mongeau, mettent au monde Yvonne qui épousera Gustave Provost, Léopold qui sera marguillier et conseiller ainsi que mari de Laurette Senécal, et Albert Pepin qui, avec Isabelle Savaria, offrent à Sainte-Julie Jeannine, Andrée, Madeleine, Arthur, Marcel, Armand et Robert.

Même si les Pepin n’ont jamais été très nombreux à Sainte-Julie, soit une vingtaine maintenant comme en 1851, ils furent assez actifs au niveau de la municipalité puisqu’au moins six d’entre eux furent marguilliers et au moins huit, conseillers.

Renée Desautels, généalogiste

 

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