Chroniques de nos familles

par Renée Desautels.

 


Histoires de familles : les Gagnon


Aucun Gagnon ne figure dans les recensements de 1851 jusqu'à 1891 à Sainte-Julie. Pourtant, les Gagnon y sont plus de 160 en l'an 2000 pour tenir le troisième rang après les Tremblay et les Roy. La première trace d'un Gagnon est celle de Ferdinand qui, le 21 juillet 1914, épousait la julievilloise, Catherine Blain, fille de Philias et de Marie-Louise Savaria. Il semble cependant que le couple n'ait pas vécu à Sainte-Julie.  En 1972, Bertrand Gagnon représentait le siège #2 au conseil municipal.


La gagnonnière

 

De qui tous ces Gagnon peuvent-ils descendre ? Il y a deux souches de Gagnon au Québec.

Pierre Gagnon ou Gaignon, fils de Barnabé et de Françoise Creste, est laboureur à LaGaignonnière puis à La Ventrouze dans le canton de Tourouvre. Il épouse Renée Roger vers 1597 à Tourouvre. (Tourouvre a abrité plusieurs des ancêtres de la Nouvelle-France.)

Le couple a sept enfants. Pierre décède entre fin décembre 1630 et fin novembre 1633. Sa veuve, Renée, vient alors en Nouvelle-France avec trois de ses fils, Jean, Pierre et Mathurin, et avec sa fille Marguerite. Cette souche se partage donc en trois branches. Jean Gagnon se marie le 29 juillet 1640 à Beaupré à Marguerite Cauchon qui lui donnera huit enfants dont deux fils qui se marieront, Jean et Germain. C'est à Québec que, le 14 septembre 1642, Pierre Gagnon convole en juste noce avec Vincente Desvarieux. Le couple engendre dix enfants dont sept garçons : Jean, jumeau d'Anne, se marie avec Marguerite Racine; Pierre avec Barbe Fortin; Noël avec Geneviève Fortin, sœur de Barbe; René meurt à l'âge d'un mois environ tandis que Joseph et Raphaël décèdent dans la vingtaine; Pierre-Paul, prêtre, se noie à Beaupré à l'âge de 63 ans. Enfin, le 13 septembre 1647 à Québec, Mathurin Gagnon et Françoise Goudeau unissent leurs destins pour le meilleur et pour le pire. Quatorze enfants naissent de cette union dont quatre fils qui auront une postérité : Mathurin marié à Charlotte Cauchon, Vincent à Anne David, Pierre et Joseph aux deux soeurs Hélène et Marie Cloutier. Mathurin, établi à Château-Richer,  à la fois marchand et cultivateur, est également membre de la Communauté des Habitants (une compagnie de commerce). Il est venu de France avec sa fille naturelle, Marthe, qui se mariera en 1650 à Jean Doyon.

Robert Gagnon ou Gaignon, ancêtre de la deuxième souche, est originaire de la même région que Pierre. Fils de Jean et Marie Geffray, il épouse à Québec, le 13 octobre 1657, Marie Parenteau ou Parentelle, fille d'Antoine et d'Anne Brisson. De leurs dix enfants, quatre garçons se marieront : Jean à Jeanne Loignon, Jacques à Marie-Madeleine Rocheron, Pierre à Louise Létourneau  et Joseph à Anne Louineau. 

Les petits-enfants des deux souches peuplent la région de Québec, Château-Richer, Cap Tourmente, Beaupré, Saint-Joachim, Charlebourg, Saint-François-du-Lac, l'Île d'Orléans, Saint-Vallier, La Pocatière, Rivière-Ouelle, l'Islet, Saint-Roch-des-Aulnaies.

Ferdinand Gagnon dont nous avons parlé plus haut descend de la branche Mathurin.

Renée Desautels, généalogiste

 



 

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