Chroniques de nos familles
par Renée Desautels.

 


Histoires de familles : les Côté


D’origine inconnue, Jean Côté ou Costé arrive à Québec, selon les Relations des Jésuites, le 20 juillet 1635. C'est donc un colon de la première heure ! Il se marie le 17 novembre suivant
à Anne Martin, elle aussi d'origine inconnue. Le couple vit à Québec et y engendre huit enfants : Louis, Martin, Mathieu, Noël et Jean assureront la descendance de la majorité des Côté d'Amérique du Nord. Une cinquantaine de petits-enfants Côté, dont quinze de sexe masculin, se dispersent sur l'Île d'Orléans et sur les deux rives du fleuve, de Batiscan à Baie Saint-Paul et de Saint-Nicolas à Rimouski. 

Un second ancêtre, Claude Côté, tailleur d'habits, fils d'André et d'Aimée Basilla, originaire de Saint-Nizier, archevêché de Lyon, épouse à Québec, le 20 juillet 1724, Marie-Angélique Pampolon qui lui donne trois filles et meurt en 1727.  Il se remarie à Marie-Geneviève Beaudoin qui lui donne plusieurs filles et trois garçons qui auront une postérité : Claude-Charles, André et Joseph-Marie.

Qu'en est-il à Sainte-Julie ? Aucun Côté dans les recensements de 1851 à 1891. Les Côté ne constituent donc pas une famille souche julievilloise. Cependant, le répertoire des mariages de Sainte-Julie nous apprend qu'Alfred Côté épouse Valentine Charbonneau en 1907 à Sainte-Julie, probablement dans la partie qui est devenue Saint-Amable. En 1951, Marie-Rose Côté, fille d'Achille Côté et de Rébecca Côté, se marie à Gérard Dionne, fils de Wilbrod et d'Elméria Côté. Je n'ai pu retracer cette famille de Côté; si quelqu'un peut me fournir de l'information, je l'apprécierais. En 1957, Jacques Côté joint sa destinée à celle de Denise Savaria, fille de Jean-Baptiste et de Cécilia Pepin. Le couple a vécu à Montréal où Jacques vient de décéder à l'âge de 68 ans. En 1974, Danielle Côté et son conjoint choisissent une maison plus que centenaire pour s'établir à Sainte-Julie.  Puis, Jean-Paul Côté est marguillier de 1986 à 1989. Enfin, en 2000, plus de 135 Côté résident à Sainte-Julie et occupent ainsi la cinquième place derrière les Tremblay, Roy, Gagnon et Gauthier.

Revenons à Jacques Côté. Son père, Roch, et sa mère, Thérèse Savard, se sont établis à Sainte-Julie au début des années 30. Les dix premières années environ, Roch est sacristain, ce qui permet à la famille, qui s'enrichit de trois enfants, de bien vivre malgré la crise. Vers 1940, Roch travaille comme menuisier pour les camps militaires de Montréal et de Longueuil tandis que Thérèse devient gérante de la première caisse populaire. Elle le sera jusque vers le milieu des années 70 tandis que Roch délaisse la menuiserie vers 1960 et achète un garage (maintenant le garage de Réal Perrault) dont il s'occupe jusqu'à sa mort, qui survient subitement vers le milieu des années 70. C'est une grande perte pour la ville car Roch Côté, toujours très serviable, s'est impliqué activement dans la communauté  julievilloise. Sa fille Madeleine (épouse de M. Dupaul) a travaillé longtemps à la caisse populaire, jusqu'à ce qu'elle déménage avec son mari. Enfin, le second fils, Paul, époux de Claudette Savaria, est comptable et devient directeur-gérant de la caisse populaire après sa mère. Sous son impulsion, la caisse populaire prend un essor fulgurant et s'agrandit à plusieurs reprises. Avec d'autres, Paul oeuvre dans plusieurs organisations municipales ou paroissiales, principalement le « Centre de Loisirs de Ste-Julie » : première patinoire avec bandes, première piscine, terrain de balle molle, carnavals d'hiver, etc. Paul vit maintenant à Varennes une retraite bien méritée.

Renée Desautels, généalogiste

 

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