Chroniques de nos familles
par Renée Desautels


Histoires de famille : les Comtois


Les quarante Comtois  qui habitent Sainte-Julie en 1851 et leurs descendants fournissent à la paroisse et à la ville six marguilliers et six conseillers dont Louis, dit « le Pit », qui est maire en 1927-28 et un député (Rolland Comtois) au comté de l’Assomption dans les années 1980. Tous ces Comtois, de qui descendent-ils ? Eh bien ! pour la majorité d’entre eux, d’un Paschal ! Aussi étrange que cela puisse paraître, il arrive souvent qu’un surnom supplante le patronyme d’origine.

Les quarante Comtois  qui habitent Sainte-Julie en 1851 et leurs descendants fournissent à la paroisse et à la ville six marguilliers et six conseillers dont Louis, dit « le Pit », qui est maire en 1927-28 et un député (Rolland Comtois) au comté de l’Assomption dans les années 1980. Tous ces Comtois, de qui descendent-ils ? Eh bien ! pour la majorité d’entre eux, d’un Paschal ! Aussi étrange que cela puisse paraître, il arrive souvent qu’un surnom supplante le patronyme d’origine.

Nicolas Paschal, fils de Claude et Louise Pernay, originaire de Saint-Pierre de Percey-le-Grand en Franche-Comté, épouse Marie Gour le 8 mars 1734 à Saint-Sulpice. Son fils Joseph Paschal marie Reine Blain à Boucherville en 1771 et son petit-fils, Joseph Paschal dit Comtois, Euphrosine Richard à Varennes en 1793. Ses arrière-petits-enfants laissent tomber le nom « Paschal » pour ne conserver que le surnom que nous verrons écrit tantôt Comptois, tantôt Comtois. Cinq des enfants du couple Joseph-Euphrosine s’établissent à Sainte-Julie : Julie, Joachim, François-Xavier, Henri et Ambroise.

Cette lignée donne Clémence ou Clémentine Comtois qui sera l’aïeule de toute la descendance de François-Xavier Blain. Elle mène également à monsieur le maire, Louis Comtois, homme d’une stature imposante avec sa large carrure et ses six pieds et plus. Sa ferme, voisine de celle de Gaston Hébert, était située où se trouvent maintenant les camions Lussier. La famille de Stanislas Coulombe habitait presqu’en face. Vers la fin des années trente, Louis Comtois vend sa ferme à Alcidas Huet qui avait dû céder la sienne au gouvernement fédéral; ce dernier y établit une base militaire servant à l’armée comme terrain d’exercice et champ de tir au mont Saint-Bruno. Le couple Félix-Azilda aurait, entre autres, deux fils, Achille et Adrien, dont les plus âgés des Julievillois se souviennent. Achille Comtois et son épouse, Maria Lavoie, vivent presque toute leur vie à Sainte-Julie, cependant tous leurs enfants s’établissent ailleurs et le couple finit ses jours à Longueuil. Pour Adrien, c’est le contraire; après avoir gagné sa vie à Montréal, il profite de sa retraite en revenant dans sa paroisse natale où il s’implique activement. Il est aussi membre du comité organisateur des fêtes du 100e anniversaire de Sainte-Julie. 


J’aurais aimé vous montrer d’autres lignées de Comtois et vous parler d’autres personnages, l’espace me manque ! mais je ne puis conclure sans vous mentionner le docteur Albert Comtois qui a travaillé comme médecin radiologiste à Montréal (hôpitaux Sainte-Justine et Sainte-Jeanne-d’Arc) pendant toute sa vie adulte. Ce célibataire, fils de Henri et Rose-Anna Beauchemin, arrière-petit-fils de Henri et arrière-arrière-petit-fils de Joseph et d’Euphrosine, se souvint de ses origines quand il fit son testament : il laissa de l’argent pour que des jeunes garçons de Sainte-Julie puissent faire leurs études classiques au collège de l’Assomption. C’est ainsi que, grâce à la bourse de la succession du Dr Albert Comtois, plusieurs jeunes hommes ont étudié et sont allés à l’université. La plupart d’entre eux ont maintenant l’âge de la retraite ou sont sur le point de l’atteindre.


Ce ne sont pas tous les Comtois qui ont Nicolas Paschal comme ancêtre. Comtois d’aujourd’hui, savez-vous quel est le vôtre ?

Renée Desautels, généalogiste




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