Chroniques de nos familles
par Renée Desautels.
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Histoire de familles : les Sénécal Les
Senécal d’Amérique du Nord se partagent entre deux souches :
celle de Jean Senécal marié à Catherine Deseine et celle d’Adrien
Senécal. Le recensement de 1851 dénombre la présence de 32
Senécal à Sainte-Julie qui descendent tous d’Adrien. Ce dernier,
dont on ne connaît pas
les parents, se marie vers 1648 à Bénouville, Normandie, à
Guillemette Rolleville. Après la mort de celle-ci, Adrien vient en
Nouvelle-France avec sa fille Catherine qui épousera Jean Lafond en
1670 et son fils Nicolas qui se mariera à Marie Petit en 1683 à
Varennes. Vers 1669, probablement à Trois-Rivières, Adrien convole
en seconde noce avec Jeanne Lecomte qui lui donne une fille, Françoise,
ainsi que trois fils, Henri qui se mariera à Catherine Poutré, Étienne
à Pétronille Millot et Adrien à Louise Bareau, et qui assureront
ainsi sa postérité avec leur demi-frère Nicolas. Les quatre fils
d’Adrien sont installés principalement à Boucherville et à
Varennes où, comme le recensement de 1681 l’indique, l’ancêtre
Adrien exerce le métier de tailleur. La
famille souche Senécal a participé activement à la vie
julievilloise car elle a fourni un bedeau et deux marguilliers, six
conseillers et un maire, Jacques Senécal (1880-1886, 1888-1889).
Il
est intéressant de noter que les rues Borduas, d’Anjou, Daoust,
de Bretagne, de Dieppe, de Lorraine, de Normandie et du Roussillon,
le parc N.-P.-Lapierre, une partie du boulevard Armand-Frappier
ainsi que le centre commercial du « Vieux-Village »,
l’aréna, la salle de quilles et le « Tim Horton »
occupent un territoire qui constituait autrefois la terre d’Eustache
Senécal (voir lignée), époux d’Éloïse Messier, et demi-frère
de Jacques Senécal (père) marié à Henriette Jodoin. Le
recensement de 1871 indique la présence d’Eustache et de Jacques
et de toute leur famille à Sainte-Julie. Le 12 décembre 1888,
devant le notaire N.-P. Lapierre, Eustache vend sa terre de 3
arpents de largeur par trente de profondeur à son neveu, Jacques
Senécal fils (maire), marié à Élise Brassard. Le 24 novembre
1906, devant le même notaire, le couple Jacques-Élise donne leur
terre, soit les lots 290 et 291, à leur fils Paul-Napoléon, mari
d’Amanda Trudeau. C’est encore devant le même notaire que se
conclut la vente de la terre de Paul-Napoléon à Philias Blain le
24 avril 1920 pour la somme de 9000 $ et une rente annuelle de 200 $
à vie du couple Jacques-Élise. Philias (Félix) Blain lègue en
usufruit la terre à son épouse, Marie-Louise Savaria, sœur
d’Armand. Le 17 février 1947, devant le notaire Roger Marchand,
Marie-Louise, par testament, cède la terre à ses enfants. En février
1951, Richard Blain, son fils et héritier, vend la terre à
Louis-Armand Savaria, qui la revend à son tour à son fils
Jean-Louis à l’automne 1954. Pendant une vingtaine d’années,
Jean-Louis exploite sa terre comme ferme laitière. À partir de
1969, il commence à vendre des parcelles de terrain et tout ne sera
complètement vendu qu’en 1985, permettant ainsi le développement
domiciliaire d’une partie de Sainte-Julie. Renée Desautels, généalogiste |
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