Chroniques de nos familles
par Renée Desautels.
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Histoire de familles : les Richard
Avez-vous
déjà vu le logo des fêtes du 150e de Sainte-Julie ?
Il est magnifique, coloré, bien équilibré et plaisant à
regarder. Si vous l’examinez de plus près, vous y découvrirez
tout le symbolisme des célébrations. Eh
bien ! c’est Caroline Richard qui l’a conçu et dessiné.
Et elle n’en est pas à son premier succès car c’est elle aussi
qui a créé le logo de l’école secondaire du Grand Coteau.
Caroline représente bien la jeune génération, douée et
polyvalente : jeune fille de 21 ans, elle termine ses études
en art graphique au cégep du Vieux-Montréal ; sportive, elle
raffole de l’équitation et entraîne des jeunes au patin de
vitesse ; artiste, elle joue du piano depuis 12 ans et donne
des cours aux petits, elle assiste aussi les professeurs de l’école
Art et Nuance pour les leçons de peinture à l’huile.
D’où
Caroline vient-elle donc ?
Elle descend d’une famille souche julievilloise, la même
qui a produit les pionniers de 1851 et 1871. Son grand-père,
« Ti-Jean » Richard, est un membre bien connu de la région.
En effet, en plus d’être cultivateur, il fut barbier pendant 35
ans, dans le restaurant de Fernand Delorme, puis dans celui de Roméo
Saint-Pierre et plus tard de Guy Beauregard. Ce dernier restaurant où
on pouvait aussi jouer au pool était situé où se trouve
maintenant la caisse populaire. À l’occasion, « Ti-Jean »
était peintre en bâtiment. Enfin, on s’en rappelle comme d’un
fameux joueur d’accordéon qui animait les partys partout dans la
région. On le vit également giguer à la télévision dans l’émission
« Dans tous les cantons » de Radio-Canada. Nous pouvons
penser à « Ti-Jean » quand nous saluons la croix du
chemin plantée à la fourche de la rue Principale et de la rue de
l’Église ; en effet, c’est lui qui l’a érigée il y a
53 ans.
Si
nous remontons dans l’arbre généalogique de Caroline, nous
trouvons Joseph Richard marié à Esther Girard. Ce couple serait
arrivé peut-être avant 1861, mais sûrement avant 1871, selon les
recensements. Le frère de Joseph, Jean-Baptiste Richard (désigné
aussi sous le patronyme Denaut ou Daigneau) marié à Victoire
(Marguerite) William, habitait à Varennes. C’est son fils,
Laurent, marié en première noce à Céleste Langevin et, en
seconde noce, à Brigitte Fugère, qui participa à la requête des
77 pionniers qui demandèrent la création de la paroisse de
Sainte-Julie. En 1851, on retrouve donc à Sainte-Julie, Laurent, sa
seconde épouse et leurs enfants, ses fils Jean-Baptiste et Richard
nés de sa première union ainsi que son frère François et sa
femme, Apolline Dalpé, et leurs enfants. Leur ancêtre à tous est
Jean-Baptiste Richard, originaire de Combourg, évêché de
Saint-Malo, Bretagne, et marié à Jeanne Gautier.
Le
recensement de 1851 nous apprend que Lucie Richard, épouse d’Antoine
Desloriers, habitait elle aussi à Sainte-Julie. Cependant, sa lignée
aboutit à un autre ancêtre Richard, Pierre, né en Saintonge et
mari de Marguerite Hévain. De 22 individus en 1851, les Richard
sont passés maintenant à plus de 84 résidents. Plusieurs
d’entre eux ne sont pas de souche julievilloise. Ils peuvent
descendre de l’un des nombreux ancêtres (plus de 15) arrivés en
terre d’Amérique, que ce soit en Acadie ou en Nouvelle-France.
Mais
peu importe leur ascendance, les Richard ont une progéniture dont
Sainte-Julie peut être fière ! |
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