Chroniques d'histoire
par Guy Perron
Une série de « Premières »
Au
Palais épiscopal, certains « propos pénibles » sont prononcés
contre l’évêque qui persiste à ne pas accorder de curé résidant aux
Julievillois. Ces derniers sont confiés au curé de Varennes, messire
Charles-Joseph Primeau.
Le
17 mars 1851, alors qu’il est à Sainte-Julie pour confesser les
syndics, le curé Primeau rencontre les paroissiens de la nouvelle
« desserte de Sainte-Julie » pour se réconcilier avec
eux, même les plus mécontents ! Il fournira lui-même les choses
indispensables pour la desserte qui lui est accordée officiellement le 8
avril… avec l’assurance qu’on lui enlève à la Saint-Michel (29
septembre). Impossible pour lui, cependant, de s’y assujettir tous les
quinze jours, mais les offices seront donnés sur semaine. Le dimanche 13
avril, à 14 h, le curé Primeau procède à la bénédiction
de l’église de Sainte-Julie et y désigne deux chapelles, l’une à la
Sainte Vierge et l’autre à Saint Joseph.
Le
première messe est célébrée
le lundi de Pâques, 21 avril, pendant laquelle le curé, en plus
d’y prêcher la tempérance, fait faire une communion générale - 397 personnes, surtout des femmes car les
hommes ont fait la leur à Varennes par édification publique. Le 24
avril suivant, dans une lettre qu’il adresse à son évêque, le
curé Primeau demande l’autorisation de bénir et établir le chemin
de croix dans l’église de Sainte-Julie et l’informe qu’il
a annoncé à ses paroissiens que le 22 mai, fête de Sainte-Julie,
il irait leur dire ou chanter la messe « sans cérémonies
imposables ». Le 27 avril, un décret érige
Le
12 mai, pendant la première
« grande messe », le curé baptise Aurélie, fille de
Louis Cardin et de Thaïs Decelles. C’est le premier
baptême célébré dans l’église de Sainte-Julie. Il faut
attendre le 15 septembre pour assister au premier
mariage, celui du boulanger Isidore Brunel qui unit sa destinée à
celle d’Euphrosine Audet dit Lapointe, tous deux domiciliés à
Sainte-Julie. La première sépulture
est celle de François-Xavier, quatre ans, fils de Joseph Dalpé et de
Sophie Reeves. Il est inhumé le 2 novembre dans le cimetière de
Sainte-Julie.
Malgré
leur soumission et leur retour à de meilleures dispositions, les
Julievillois sont tout de même bien servis par le curé Primeau
jusqu’à l’arrivée de messire Maxime Piette. Ce dernier était curé
de Stanstead depuis 1850 lorsqu’il reçoit les cures de Saint-Bruno et
de Sainte-Julie le 15 octobre 1851. Il demeurera prêtre à Saint-Bruno
jusqu’en 1873 alors qu’il est remplacé, à l’automne 1852,
par l’abbé Joseph Théoret, le premier curé résidant.
À
suivre...
Guy Perron,
archiviste-historien |
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territoire julievillois