Chroniques d'histoire
par Guy Perron
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Une date à retenir : 1851
C’est en 2001 que la
ville de Sainte-Julie fêtera son 150e anniversaire de
fondation. Pourquoi cette date plutôt qu’une autre ? Cela aurait
pu être 2000 (décret canonique créant la paroisse Sainte-Julie), ou
2002 (ouverture des registres paroissiaux), mais aussi 2005 (création
municipale de plein droit : un maire et six conseillers).
Nous célébrerons les
150 ans de la ville de Sainte-Julie en 2001, car c’est le 6 mai 1851 que le gouvernement provincial reconnaissait civilement
et juridiquement la municipalité de
la paroisse de Sainte-Julie en plus de délimiter le territoire
julievillois. Cette proclamation était nécessaire puisqu’elle devait,
en outre, officialiser les frontières religieuses, c’est-à-dire les
limites de la « paroisse Sainte-Julie », telles que définies
par son décret canonique du 27 novembre 1850. Purement ecclésiastique,
ce décret canonique devait être reconnu par les autorités civiles
(gouvernement) afin de lui donner toute la valeur légale possible.
C’est pourquoi les commissaires civils accueillirent favorablement la
demande de Sainte-Julie à son audience du 17 janvier 1851. La municipalité
de la paroisse de Sainte-Julie a donc été érigée en vertu de l’Acte
8 Vict. Chap. 40, le 6 mai 1851. Ses limites pour les fins paroissiales et
municipales étaient les mêmes.
Nos recherches, dans les
archives paroissiales et notariales, confirment que plusieurs événements
viennent s’ajouter au caractère « commémorable » (150e)
de l’année 2001.
En 1851, la vie
paroissiale est omniprésente à Sainte-Julie. Notons la bénédiction de
l’église, la première messe, les premiers baptêmes, mariages et sépultures
et la première assemblée de fabrique.
La reconnaissance
juridique et la délimitation de son territoire apportent, à compter du 6
mai 1851, une représentation julievilloise (deux membres) au sein de la
Corporation municipale du comté de Verchères (ancêtre des MRC !).
La vie civile amène aussi le premier dénombrement de la population
julievilloise par un recensement nominatif et agraire à l’automne.
Beaucoup plus tard, en 1971, c’est l’institution en « Ville de
Sainte-Julie » (30e anniversaire).
La vie scolaire de 1851
voit se créer la municipalité
scolaire de Sainte-Julie (future Commission scolaire de Sainte-Julie)
et la nomination des premiers commissaires julievillois.
Voilà pourquoi il faut
considérer l’année 1851 comme « Année de fondation de
Sainte-Julie ». Car, c’est vraiment à compter de cette date que
la collectivité julievilloise pouvait exercer « officiellement »
son sentiment d’appartenance et s’identifier à un territoire qui lui
est propre.
La municipalité de la
paroisse de Sainte-Julie s’est dotée, en 1851, de toutes les insti
La
ville de Sainte-Julie aura bel et bien 150 ans en 2001 !
Guy Perron,
archiviste-historien |
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