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Index des articles parus dans l'Écho

LA GÉNÉALOGIE D’HIER A AUJOURD'HUI (1/3)
 

INITIATION À LA GÉNÉALOGIE (2/3)
 
 

L’ARBRE DES SIÈCLES (3/3)
 

 
 
 
 

LA GÉNÉALOGIE D’HIER A AUJOURD'HUI (1/3)

Alors que le troisième millénaire est déjà bien installé avec ses incessantes avancées technologiques repoussant toujours plus loin les limites du possible, nos contemporains sont de plus en plus nombreux à se retourner vers leur lointain passé, à la recherche de leurs aïeux. Un engouement dont témoignent de nombreux ouvrages, des chroniques de presse, des émissions de radio, de télé, des salons, des associations.

Face à un tel foisonnement, il n’est pas excessif de parler de phénomène de société. Un besoin, plus ou moins conscient, de se reconnecter avec son passé dans un monde qui va trop vite, dans une société où de nombreuses valeurs éclatent, où beaucoup de choses
sont remises en cause. Sans doute, l’homme réalise-t-il le vieux rêve de remonter le temps sans machine, à la recherche du paradis perdu, en l’occurrence, une famille,
une terre d’enracinement mais aussi pour enrayer la peur de la mort, la peur de laisser se dissoudre une mémoire.

L’intérêt pour la généalogie n’est d’ailleurs pas récent. On peut même dire qu’il remonte à la nuit des temps. La Bible, le Coran, les textes sacrés de toutes les civilisations contiennent des éléments généalogiques. Traditions écrites que l’on retrouve notamment  dans la Rome Antique (la gens Julia, celle de Jules César,  prétendait remonter à Enée et, par lui, à Vénus). Mais, les civilisations orales, comme les Touaregs, ne sont pas en reste, avec des connaissances souvent bien plus vastes que dans les pays de tradition écrite.

Pendant des siècles, la généalogie demeure le seul apanage des nobles. Pour la simple raison, qu’elle servait à prouver leur lignage, fixant ainsi leurs droits et alliances. Face aux nombreuses fraudes, apparaissent, dès le XVIIIe siècle, les premiers spécialistes, sortes de généalogistes-juristes chargés d’authentifier les actes et de délivrer les certificats de noblesse.

Réservée depuis la Révolution française aux seuls groupes sociaux qui avaient alors les loisirs et les moyens culturels d’être curieux : bourgeois, membres du clergé, la généalogie connaît depuis les années 70 une grande vague de démocratisation, passionnant les retraités de tous horizons mais aussi un nombre toujours croissant de jeunes personnes.

L’informatique et Internet ont joué un grand rôle dans ce récent engouement. Le généalogiste en herbe peut désormais s’appuyer sur le considérable arsenal mis à sa disposition par les nouvelles technologies : serveurs spécialisés, sites personnels, sites d’associations, listes de discussion et logiciels. Thème que nous aborderons semaine prochaine dans une petite initiation à la généalogie, aux démarches et outils. Vous trouverez d’ores et déjà ci-dessous quelques excellents sites pour entamer votre voyage dans le temps.

(Texte de Nathalie Michallon, éditrice Site-du-Jour.com )

              [La généalogie – WebEncyclo]
              [Le manuel du généalogiste - Association française de généalogie]
              [Dossiers pratiques - Histoire Généalogie]
              [Généalogie pas à pas]
              [Initiation à la Généalogie]
              [FAQ du forum]
              [Mémo pour généalogiste]
              [Guide des recherches sur l’histoire des familles]
              [Guide Généalogie]
              [La généalogie au Québec]
              [Généalogie pour tous]
 
 



INITIATION À LA GÉNÉALOGIE (2/3)

L’informatique et Internet ont joué un grand rôle dans ce  récent engouement pour la généalogie. Le généalogiste en herbe peut désormais s’appuyer sur le considérable arsenal mis à sa disposition par les nouvelles technologies serveurs spécialisés, sites personnels,  sites d’associations, listes de discussion et logiciels.

Si ces outils simplifient cette remontée dans le temps,  ils ne la révolutionnent toutefois nullement. La  immense jeu de piste avec des obstacles, les guerres, les incendies et déménagements. Vos armes seront la patience, la curiosité, la persévérance et vos alliés, les registres et livres qui racontent comment vivaient vos ancêtres.

Mais avant de vous transformer en rat de bibliothèque, commencez par seulement tourner la tête. Derrière  vous, il y a vos parents, grands-parents, une grande tante qui adore raconter son enfance, des livrets de familles, des photos jaunies par le temps, des papiers qui dorment au fond des greniers. Vous réunirez ainsi vos premiers renseignements, vos premières pistes.Petit à petit, vous éclairerez certains personnages, approfondirez vos recherches dans les lieux où ils ont  vécu, les cimetières, les églises, les mairies et bien sûr, les archives en vérifiant ou complétant vos données avec les actes officiels, de naissance, de mariage, de décès,… qui mentionnent des noms, des adresses, des parentés.

Le chercheur d’ancêtres ne se limite pas seulement à  accrocher aux branches de son arbre des noms et des dates. Derrière ce sont des vies entières qu’il doit découvrir, avec pour chacune un foyer, un métier, un village, un pays, des  traditions, des événements et tout cela peint sur l’immensetoile de fond que constitue l’histoire. Autant de sujets sur lesquels les anciens, les  historiens, les autres généalogistes peuvent vous  éclairer, échangeant leur savoir, le fruit de leurrecherches ou suggérant des pistes : lieux, personnes, ouvrages, etc. Car partir en quête de ces aïeux vous transforme en détective, non en ermite !! Ne négligez  pas l’aide extérieure. Celle entre autres procurée par les sites spécialisés, les sites d’associations, les réseaux   d’entraide, les forums de discussion…

D’autant plus quand il s’agit de retrouver un aïeul à l’extérieur des frontières nationales. En trois sauts de puces sur l’écran, vous traverserez les siècles et les océans, vous connectant là où vous portent vos recherches, au Canada, en France, en Australie, aux Etats-Unis… et notamment dans le temple de la généalogie, la Family Historic Library à Salt Lake City.

Depuis leurs origines, les adeptes de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (plus connus sous le nom de Mormons) traquent, du fait de  leur croyance dans le baptême des défunts, leurs  ancêtres. Aujourd’hui, leur bibliothèque s’étage sur près de 43 000 mètres carrés, contient 2 millions de microfilms des registres de quelques 105 pays, 700 000  microfiches, 280 000 livres ; 660 millions de noms y sont répertoriés. Tous ces renseignements ne sont en revanche pas disponibles sur Internet. Pour les consulter dans toute leur ampleur, il faudra vous rendre au centre mormon de généalogie le plus proche de chez-vous.

Les premiers éléments du puzzle rassemblés, il convient alors de les structurer selon le type de généalogie désirée :ascendante, descendante,  généalogie des collatéraux et de matérialiser vos résultats. Thèmes que nous aborderons dans notre  prochain et dernier dossier Généalogie.
 
 

L’ARBRE DES SIÈCLES (3/3)

                            Présenté par Nathalie Michallon et Blue.fr.  Le 2002-12-11

Les premiers éléments du puzzle rassemblés, il convient alors de matérialiser vos résultats sous forme d’un arbre généalogique et de les structurer selon le type de généalogie désirée.

De tous les schémas adoptés au cours des siècles,  l’arbre généalogique fut le seul à demeurer un objet de fascination. "Comme l’arbre, une famille naît, elle s’épanouit, se ramifie, se dessèche" souligne l’historienne Christiane Klapisch-Zuber dans un article   intitulé "La genèse de l’arbre généalogique". Des siècles durant, la métaphore végétale de la parenté a hanté les représentations religieuses, arbre du bien et du mal, philosophiques, arbres de la connaissance, juridiques, arbres de consanguinité. Au XIIe siècle, le motif s’étend à la représentation plus large de la famille avec une figure célèbre, l’arbre de Jessé - nom sous lequel on désigne traditionnellement l’arbre généalogique du Christ depuis Jessé, père du roi David -, avant de se fixer, au cours du XVIe siècle, dans la figure que nous connaissons de l’arbre généalogique.

Aux arbres somptueux, étalant leur vaste ramure, les généalogistes préféreront toutefois une représentation plus austère, faite de lignes  et de cases : tableau vertical,  horizontal ou en cercles  concentriques tels les  anneaux de croissance d’un  arbre : tableau circulaire ou roue. Quel que soit, le schéma retenu, il fonctionne généralement à l’inverse de la nature : avant les racines, viennent les feuilles. Feuilles de papiers, petites fiches numérotées où figurent un nom, des dates, des lieux… Une petite fiche par destin que vous numéroterez selon  une méthode classique et selon le type de recherches.

Pour les généalogies ascendantes, qui partent de vous et voyagent dans le passé, la numérotation Sosa-Stradonitz est la plus répandue. Vous avez le numéro 1, votre père le numéro 2, votre mère le numéro 3, etc. Pair pour les hommes, impair pour les femmes.
 Quand il s’agit de recherches descendantes, de vous vers l’ensemble de vos descendants, enfants, neveux, etc., on utilise généralement la méthode d’Aboville. Le descendant a le numéro de son père ou de sa mère, plus son numéro d’ordre de naissance. Supposons que
 vous avez cinq enfants. De l’aîné au plus jeune, ils seront numérotés de 1 à 5. Si le quatrième a trois enfants, ils porteront les numéros 41, 42 et 43 ; et ainsi de suite.

Enfin, la généalogie des collatéraux permet de reconstituer toutes les familles dont vous êtes le descendant. Vous prendrez ainsi en compte les oncles, cousins, neveux… et retracerez leur ascendance.

Pour cultiver votre arbre, il vous faudra du temps, de la patience et beaucoup de petites fiches. Si l’informatique ne solutionne pas tout, elle peut, là encore, simplifier grandement l’organisation de vos données. Plus de feuilles volantes, tout peut être sauvegardé via des sites clés en main ou des logiciels de généalogie. Vous pourrez ainsi très facilement créer vos fiches, les ranger, les modifier, créer un arbre et partager le fruit de vos recherches avec vos proches.
 
 


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